· Main d’œuvre

Pénurie de main-d’œuvre : le recrutement à l’étranger bat des records

Source : La Presse

Pénurie de main-d’œuvre oblige, les entreprises québécoises sont de plus en plus nombreuses à participer à des missions de recrutement dans différents pays, si bien que le recrutement à l’étranger battra des records en 2019.

Constats et témoignages.

De Paris à Tunis, de Toulouse à Casablanca, sans oublier São Paulo… Les principaux organisateurs québécois de missions à l’étranger ont augmenté leur nombre de présences cette année dans différents pays, en plus de doubler le nombre d’entreprises participantes et de candidats embauchés.

20
 
Montréal International, qui organise des missions depuis 10 ans, est passé de 8 missions en 2017 à 20 en 2019.
 
« L’an dernier, c’était une année record qui suivait une année record. En 2017, on avait 59 entreprises participantes et cette année, on va dépasser les 200. » - David Lebel, directeur, attraction de talents, chez Montréal International
 
10
 
Du côté de la capitale nationale, Québec International avait fait 4 missions en 2017, ce nombre grimpera à 10 cette année.


 
Nombre de travailleurs recrutés (missions de Québec International)
 
2017 : 492

2018 : 1107
 
« Depuis dix ans, notre impact économique lié à nos initiatives en attraction de talents a connu une croissance constante. Nous sommes en développement dans plusieurs pays d’Europe de l’Est, en Amérique latine et en Afrique. » - Sylvie Fortin, porte-parole de Québec International

 
80
 
Pour ce qui est de la Société de développement économique de Drummondville, ce sera également une année record. Avec ses 5 missions, elle a vu depuis 2017 le nombre d’entreprises participantes grimper de 13 à plus de 80.

 
140 420
 
Nombre de postes vacants au Québec au deuxième trimestre 2019
 
70 %
 
Statistique Canada a révélé hier que le nombre de postes vacants a augmenté au deuxième trimestre de 2019 dans quatre provinces canadiennes et deux territoires. Le Québec a été à l’origine de près de 70 % de cette hausse à l’échelle nationale.
 
« Ça vaut la peine »
 
Les missions à l’étranger demandent temps et investissements. Le jeu en vaut-il la chandelle ? Oui, répondent trois entreprises rencontrées par La Presse.
 
Témoignages.
 
« On reçoit de 3000 à 4000 CV »
 
La société d’informatique Fujitsu participe à des missions organisées par Québec International depuis 2008, ce qui lui a permis d’embaucher 300 nouveaux employés en 10 ans.
 
« Au début à Paris, on était six entreprises. On est maintenant rendu à 130 », observe Annick Battisti, directrice du recrutement pour l’est du Canada.


Lire la suite
· Divers

La gestion collaborative pour favoriser la rétention

Source : CQRHT

À la même période l’année dernière je vous demandais « Comment se porte votre taux de roulement ? ». Puisque la rétention des employés est toujours un sujet aussi brûlant d’actualité, je vous invite à approfondir encore un peu plus le sujet et à explorer quelques pistes d’amélioration.
 
Pour augmenter le taux de rétention dans votre organisation, il faut miser sur l’engagement organisationnel des employés c’est-à-dire sur  le lien psychologique unissant l’employé et l’organisation, et rendant l’employé moins susceptible de quitter cette dernière volontairement. Alors comment peut-on renforcer ce lien d’attachement si essentiel? Il existe évidemment plusieurs avenues, je vous présente ici l’une de mes préférées soit l’implantation d’un mode de gestion plus collaboratif.
 
Au delà du « travail d’équipe »
 

En tourisme, la plupart des employés se coordonnent avec d’autres pour effectuer leurs tâches quotidiennes et doivent savoir, pouvoir et vouloir collaborer.
 
Les approches collaboratives poussent cependant la notion de travail d’équipe encore plus loin que la simple coordination des tâches. Lorsque l’on parle de gestion collaborative, on implique généralement un mode de gestion plus participatif où les employés sont impliqués dans la prise de décisions et la résolution de problèmes.
 
Au Château Laurier, par exemple, les employés peuvent s’impliquer dans des groupes d’amélioration continue (qui utilisent le kata d’amélioration) et collaborer concrètement à l’amélioration du service à la clientèle dans leur organisation. Cette collaboration permet à l’employé d’avoir de l’influence et de l’impact sur son milieu de travail, ce qui favorise directement l’engagement.
 

Lire la suite
· Main d’œuvre

Recrutement, l'art de faire parler

Source : L'hôtellerie-restauration

Au cours d'un entretien, qu'il soit sur site, par téléphone ou visioconférence, vous avez tout intérêt à poser les bonnes questions pour amener le candidat à dévoiler sa personnalité, ses ambitions, ses compétences... Vous gagnerez du temps, ce qui est profitable aux deux parties.
 
Pour chaque emploi qui vous intéresse dans son parcours, demandez au candidat de vous expliquer les tâches, les missions, les responsabilités et les résultats.
 
Lors d’un recrutement, l’entretien au téléphone est tout aussi important que l’entretien en visioconférence ou sur site. Avec une telle approche, on gagne en efficacité. Poser les bonnes questions, sans arrière-pensée, c’est explorer le profil d’un candidat. C’est une affaire de stratégie, avec plusieurs objectifs :
 
- Découvrir les compétences qui se rapprochent le plus de celles attendues dans l’emploi proposé. Se contenter de s’arrêter sur des expériences dans une entreprise qui vous semble similaire à la vôtre est insuffisant.
 
- Ouvrir les champs de recherche de compétences au-delà du poste indiqué sur le CV. Par exemple, une cuisinière fidèle pendant 20 ans au restaurateur ‘produits frais’ de la ville, et de bonne notoriété, avait un profil proche du poste ‘cuisinier (h/f) autonome’. En réalité, elle ne réalisait que les entrées froides et n’était pas affectée au poste ‘chaud’ ;
 
- Ne pas rechercher le même type de personne ou de personnalité que vos collaborateurs actuels ou précédents. Un talent, une personne impliquée peut se cacher derrière une apparence décalée par rapport au modèle que vous avez en tête ;
 
- Écarter des profils différents de vos habitudes, vous risqueriez de vous priver de la compétence recherchée, car, dans le domaine du capital humain, 1 + 1 ne fait pas 2, mais 3… C’est une affaire de synergie ;

Lire la suite