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Les hôtels du Québec se réinventent pour survivre à la pandémie

Photo: Unsplash
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Il semble qu'on ne puisse vraiment rien prévoir ces temps-ci, alors que la situation semble changer d'une journée à l'autre. La bonne nouvelle, si on veut, est que les hôtels du Québec peuvent bel et bien demeurer en fonction, et ce même si elles se trouvent dans des régions en zones rouges. Malgré cela, les hôteliers sont loin de se réjouir. 


L’annonce du niveau d’alerte rouge a apporté un coup de frein sec à la reprise des activités en hôtellerie, qui s’activait à une vitesse plus que ralentie. Les quelques clients d’affaires ayant recommencé à fréquenter les établissements d’hôtellerie se sont immédiatement vus découragés de mettre les pieds dans un hôtel de la région. 


Cela n’a pas que du mauvais, car ce nouveau défi a poussé des hôteliers montréalais à réinventer leur modèle d’affaires et faire preuve d’ingéniosité afin d’ajuster leur offre à la situation. 


Depuis le mois de mars dernier, de nombreux établissements d’hôtellerie se voyaient atteindre un taux d’occupation grandement limité, malgré que l’été ait apporté un court répit pour les hôteliers, notamment en régions. Puis, l’arrivée de la deuxième vague et l’annonce de l’alerte rouge ont, en quelque sorte, renvoyé les établissements d’hôtellerie à la case départ. Réservations de salles de réunions et de chambres se sont envolés en fumée. 


En temps normal, l’occupation à ce moment de l’année tourne autour de 80%. Présentement, ce taux s’élève plutôt à 10-15%. Comment les hôteliers s’ajustent-ils?


Dany Thibault, gestionnaire hôtelier et président du conseil d'administration de l’Association Hôtellerie Québec, suggère entre autres de diviser l’offre des hôtels. Ces établissements ont plusieurs actifs immobiliers, tels que des espaces de stationnements, des salles de réunion, etc. qui pourraient être mis à profit. On parle ainsi de la possibilité de générer des revenus avec des offres moins traditionnels pour cette industrie.


L’hôtel le Dauphin situé à Drummondville offre, par exemple, un service d’hébergement et de stationnement aux Snowbirds n’ayant pas la chance de se rendre en Floride cet hiver. D’autres ont eu l’idée d’offrir des tarifs ajustés pour les employés au front du combat contre la pandémie.


Une autre solution est d’offrir des promotions et espaces de travail désignés pour le télétravail afin d’accueillir une clientèle cherchant à s’éloigner un peu de la maison. Nous avons abordé ce sujet dans de nombreux articles par le passé, notamment celui-ci et celui-ci. Certains hôtels offrent maintenant la possibilité de réserver une chambre pour quelques heures seulement, et ajustent leurs tarifs en conséquence. 


Plusieurs établissements d’hôtellerie se sont aussi ajustés afin d’offrir un service complètement sans contact. L’enregistrement peut maintenant se faire en ligne ou encore à l’aide d’un terminal robotisé. Un robot faisant le service aux chambres est même en fonction à l’Hôtel Monville. 


Ce n’est donc pas sans espoir, loin de là! Les hôteliers ne baissent pas les bras et sont déterminés à trouver des solutions au cours des prochaines semaines. 


Lisez l’article complet de Radio-Canada ici


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Laurie Dumas-Ruel

Laurie Dumas-Ruel est la Rédactrice web pour Hotelleriejobs ainsi qu'une auteure de fiction dans ses temps libres. Elle a travaillé en restauration aux côtés de touristes pendant plusieurs années et adore explorer comment les ressources humaines et les industries de l'hôtellerie, de la restauration et du tourisme sont interconnectées.