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Comment réagir à des questions déplacées en entretien d'embauche ?

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Vous habitez dans quel coin ? Vous êtes marié ? Vous avez des enfants ? Mais d’où vous vient ce joli accent chantant ?
 
Si toutes ces phrases peuvent sembler banales dans une conversation, elles font en réalité partie d’une liste de questions formellement interdites dans le cadre d’un entretien d’embauche ! Alors, comment réagir si elles surgissent en plein milieu de votre entretien ? Ce n’est pas pour rien que la loi a cherché à cadrer les informations à transmettre dans le cadre d’une recherche d’emploi. Nous vous aidons à faire le point afin que vous sachiez mieux faire face à ces questions parfois un peu déplacées.
 
Questions déplacées ou questions interdites ? Petit rappel sur vos droits
 
Mais au fait, pourquoi y a-t-il des questions autorisées et d’autres interdites en entretien d’embauche ? Si un entretien sert à vérifier que les conditions sont bien réunies pour qu’un candidat rejoigne une entreprise, il est normal que l’on y pose plein de questions ! Cependant, les informations personnelles qui n’ont rien à voir avec le poste peuvent malgré tout influencer certains recruteurs et créer de la discrimination. C’est pourquoi la loi pose un cadre rigoureux.
Afin de cadrer au mieux les recrutements et d’éviter les dérives, le Code du Travail a précisément défini la nature des informations qui peuvent être échangées durant un entretien d’embauche : « Les informations demandées au candidat servent uniquement à apprécier sa capacité à occuper l’emploi proposé ou ses aptitudes professionnelles (Article L1221-6 du Code du Travail). » En d’autres mots, si l’information que le recruteur souhaite obtenir n’a pas de lien direct avec le poste ni avec les capacités du candidat, elle n’a pas lieu d’être !
 
Cette loi, qui se veut un peu stricte, certes, est fondée sur un principe de précaution dans le but de protéger les candidats et les recruteurs d’éventuels biais d’évaluation pouvant mener à une discrimination. Elle s’appuie sur deux principes fondamentaux de notre société :
 
        Le droit au respect de la vie privée : vous avez droit à votre jardin secret !
        Le principe de non-discrimination (Article L1132-1 du Code du Travail) : vous avez le droit d’être jugé sur vos compétences, et rien d’autre !
 
Pour rappel, on considère qu’il y a discrimination lorsque l’employeur traite différemment des salariés ou des candidats en fonction de leurs origines, leur sexe, leur situation familiale, leur orientation sexuelle, leur apparence physique, leur âge, leur état de santé, leur religion, leurs convictions politiques et leur situation économique…
 
Si la loi est si stricte, pourquoi de telles questions sont encore fréquemment posées ?
 
Le sujet est épineux. En effet, avant de vous embaucher, les recruteurs ont le devoir de s’assurer que vous êtes le candidat idéal pour le poste, et au-delà de vos compétences, ils s’intéressent parfois à vos motivations, votre personnalité. L’entretien peut alors prendre un tournant plus personnel. Ils ont parfois l’impression qu’en savoir un maximum sur vous pourrait les aider à prendre une meilleure décision !
De plus, en tant que candidat, vous ne rencontrez pas toujours que des recruteurs de métier… De nombreuses entreprises vous proposent de rencontrer plusieurs personnes de l’équipe ! Et parfois, certains opérationnels ne sont pas bien briefés sur les do et don’t de l’entretien, ils peuvent alors s’aventurer sur des “questions interdites” sans même le savoir… Et c’est là qu’il vous faut réagir !
 
Que faire quand une question déplacée surgit ?
 
Qu’elles soient posées de manière directe ou de façon détournée, certaines questions ont le pouvoir de vous mettre mal à l’aise. Si vous ne souhaitez pas répondre ou si vous sentez que la question dépasse un peu le cadre de l’entretien, nous vous proposons une réaction par étapes :
 
1- Gardez votre sang froid et analysez la situation
 
Une question d’ordre personnel survient en entretien. Pas de panique. Peut-être que la personne en face ne pense pas à mal en vous interrogeant de la sorte, et s’intéresse simplement - et un peu naïvement, on vous l’accorde - à vous.
 
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