Quand la formation continue rend heureux
Que ce soit pour augmenter sa compétitivité, sa productivité, ses compétences, ou pour changer de domaine, la formation continue est une voie privilégiée par de nombreux professionnels. Et si elle est bénéfique d’un point de vue professionnel, elle est également bonne pour le moral.
Selon une étude de Daniel Fujiwara, économiste à la London School of
Economics and Political Science, parue en 2012, suivre une formation
continue aurait un effet bénéfique sur le bien-être général des
individus. Cela aurait également un impact positif sur la santé,
modifierait le statut professionnel, influencerait la vie sociale et
stimulerait le bénévolat. L’étude, menée au Royaume-Uni, s’appuie sur
des résultats obtenus dans le cadre d’un sondage réalisé auprès de 10
000 personnes.
«L’étude met clairement en évidence le lien entre le fait de suivre une formation continue à temps partiel et quatre aspects du bien-être que sont la santé, l’emploi, les relations sociales et la volonté de faire du bénévolat», explique Yves Chochard, professeur à la Faculté des sciences de l’éducation de l’UQAM.
«En matière de santé, l’étude révèle que les personnes ayant suivi une formation continue estiment être en bonne santé et ne pas vivre d’anxiété. Elles ont également plus confiance en elles et sont moins déprimées», poursuit M. Chochard.
Toutefois, ce qui ressort le plus de l’étude britannique est
l’incidence sur les relations sociales. «Les chercheurs ont émis
l’hypothèse qu’en suivant une formation continue, l’individu s’entraîne à
avoir des interactions sociales: il va se faire des amis. C’est ce qui
expliquerait également l’engagement bénévole accru», note M. Chochard.
Une étude novatrice, puisqu’elle est une des rares à établir un lien de cause à effet entre la formation continue et le niveau de satisfaction général dans la vie d’un individu.
Jusqu’à présent, les recherches s’étaient surtout attardées aux effets de la formation continue sur la productivité du travailleur dans l’entreprise.
Normal, «les organisations veulent savoir si leur investissement en matière de formation continue aboutit à une amélioration des compétences ainsi qu’à une amélioration du fonctionnement de l’entreprise», rappelle le professeur de l’UQAM.
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