Actualités et Conseils


Les nouvelles du milieu de l’hôtellerie, de la restauration et du tourisme

· Divers

Travailleurs étrangers temporaires : des milliers d'entreprises sur les dents

Le gouvernement fédéral entend réduire de moitié, d'ici juillet 2016, le nombre de travailleurs étrangers temporaires au Canada, un véritable casse-tête pour les entreprises déjà aux prises avec une pénurie de main-d'oeuvre. Pour beaucoup de travailleurs, cette réforme marquera la fin d'un emploi au Canada, ou la clandestinité pour ceux qui choisiront de rester.


La compagnie Veg Pro emploie une centaine de travailleurs guatémaltèques dans son usine d'emballage de Sherrington, en Montérégie. Le directeur, Gerry Van Winden, dit avoir tout fait pour recruter des travailleurs d'ici, mais les Québécois boudent ses emplois.

Les travailleurs étrangers effectuent différents travaux sur la chaîne de montage, ils lavent, trient, emballent une variété de laitues. Leur permis de travail arrivera à échéance d'ici quelques mois et, selon la nouvelle politique sur les travailleurs étrangers d'Ottawa, il ne sera tout simplement pas renouvelé.

Le nouveau programme du gouvernement fédéral baptisé « Les Canadiens d'abord » est entré en vigueur en juillet dernier. Au Québec, il sera en vigueur au début du mois de mai 2016.

« Les Canadiens d'abord » en quelques mesures :


le séjour d'un travailleur étranger au Canada est limité à deux ans, au lieu de quatre;

les entreprises de plus de 10 employés ne peuvent embaucher plus de 10 % de travailleurs étrangers peu rémunérés;

dans les régions où le taux de chômage dépasse les 6 %, les entreprises des secteurs de la restauration, de l'hôtellerie et du commerce au détail ne peuvent plus recruter des travailleurs étrangers.

Sergio, l'un de ces travailleurs, ne sait pas ce qu'il fera s'il doit retourner au Guatemala où le travail est rare. Et, lorsqu'il peut y travailler, il gagne un maigre 8 $ par jour.

« L'opportunité de travailler que j'ai ici, je ne l'ai pas dans mon pays. C'est pour ça que je suis ici, pour travailler dur pour mes enfants, pour pouvoir leur payer des études, pour ma femme, pour construire une maison, pour aider ma mère aussi. Avec l'argent que je gagne ici, c'est possible. Au Guatemala , ce n'est pas possible, je n'ai pas d'emploi, pas d'argent, c'est très compliqué », explique-t-il.


Pour en savoir plus  | ici.radio-canada.ca