Attirer des travailleurs saisonniers en région
Pour recruter et convaincre les gens de venir travailler dans son entreprise, on ne s'y prend pas de la même façon en région éloignée et en région urbaine. Forte de son expérience aux Îles-de-la-Madeleine, Suzanne Viens, CRHA, donne quelques conseils aux gestionnaires désirant attirer des employés saisonniers dans leur coin de pays.
Lorsqu'en 2012, elle devient copropriétaire, avec son conjoint, d'un restaurant aux Îles-de-la-Madeleine, Suzanne rencontre de nouveaux défis. Après plus de douze ans au poste de vice-présidente des ressources humaines chez Air Transat, elle met à profit son expérience dans sa nouvelle carrière, tout en s'adaptant à une nouvelle réalité. Constatant les besoins dans cet archipel situé en plein cœur du golfe du Saint-Laurent, à une centaine de kilomètres de l'Île-du-Prince-Édouard et du Cap-Breton, elle met sur pied en parallèle la firme Conseil S pour partager son expertise avec d'autres entrepreneurs locaux. En discutant avec eux, elle est sensibilisée à un enjeu de taille : l'attraction et la rétention de la main-d’œuvre saisonnière.
Attraction
Pour dénicher les bons employés, Suzanne suggère d'abord aux employeurs qui offrent des postes saisonniers en région éloignée d'amorcer le recrutement plusieurs mois à l'avance. Aux Îles-de-la-Madeleine, où la saison estivale constitue la principale période d'activité, Suzanne commençait cette démarche dès le mois de février. « Je disais aux employeurs d'être très proactifs en hiver, commente-t-elle. Quand une personne décide d'aller passer une partie de son année aux Îles-de-la-Madeleine, c’est qu’elle fait une bonne planification. »
Selon elle, les médias sociaux et les médias numériques constituent des véhicules de choix pour porter son message jusqu'aux candidats potentiels. « Il n’y a presque pas de petites entreprises saisonnières qui misent sur ce volet, alors qu'elles devraient à tout le moins avoir une page Carrière sur leur site Web et être présentes sur les médias sociaux », juge-t-elle. Les journaux locaux, par leur distribution restreinte, ne sont pas d'une grande utilité pour joindre l'ensemble des gens intéressés à travers le Québec. À l'inverse, elle souligne que certains sites Web spécialisés, commehotelleriejobs.com dans le secteur qui la concernait, peuvent parfois se révéler fort efficaces pour faire circuler une offre d'emploi. Les nouvelles technologies facilitent aussi les étapes qui suivent la publication de l’offre. Par exemple, plusieurs entrevues peuvent désormais se réaliser à distance grâce à Skype.
Une fois l'information arrivée à bon port et le contact établi, il reste à convaincre les candidats les plus intéressants de faire le voyage pour venir travailler. Dans le cas des Îles-de-la-Madeleine, Suzanne a constaté que l'hébergement pouvait devenir un frein. À son avis, il est nécessaire d'accompagner et de guider les nouveaux employés pour les aider à se trouver un toit. « Il faut faire des démarches en collaboration avec eux, ou du moins être capable de les référer vers certains endroits où il est possible de faire la location d'une chambre ou d'une maison, parce que cela reste un problème important pour les gens en période estivale », commente-t-elle. Comme les tarifs de location pouvaient devenir prohibitifs durant la saison touristique, Suzanne est allée jusqu'à acheter une maison pour louer, à des prix plus abordables, des logements à son personnel saisonnier.
Dans notre Infolettre de février, Suzanne partagera son point de vue sur la conciliation travail/vacances. C’est un rendez-vous!
Lorsqu'en 2012, elle devient copropriétaire, avec son conjoint, d'un restaurant aux Îles-de-la-Madeleine, Suzanne rencontre de nouveaux défis. Après plus de douze ans au poste de vice-présidente des ressources humaines chez Air Transat, elle met à profit son expérience dans sa nouvelle carrière, tout en s'adaptant à une nouvelle réalité. Constatant les besoins dans cet archipel situé en plein cœur du golfe du Saint-Laurent, à une centaine de kilomètres de l'Île-du-Prince-Édouard et du Cap-Breton, elle met sur pied en parallèle la firme Conseil S pour partager son expertise avec d'autres entrepreneurs locaux. En discutant avec eux, elle est sensibilisée à un enjeu de taille : l'attraction et la rétention de la main-d’œuvre saisonnière.
Attraction
Pour dénicher les bons employés, Suzanne suggère d'abord aux employeurs qui offrent des postes saisonniers en région éloignée d'amorcer le recrutement plusieurs mois à l'avance. Aux Îles-de-la-Madeleine, où la saison estivale constitue la principale période d'activité, Suzanne commençait cette démarche dès le mois de février. « Je disais aux employeurs d'être très proactifs en hiver, commente-t-elle. Quand une personne décide d'aller passer une partie de son année aux Îles-de-la-Madeleine, c’est qu’elle fait une bonne planification. »
Selon elle, les médias sociaux et les médias numériques constituent des véhicules de choix pour porter son message jusqu'aux candidats potentiels. « Il n’y a presque pas de petites entreprises saisonnières qui misent sur ce volet, alors qu'elles devraient à tout le moins avoir une page Carrière sur leur site Web et être présentes sur les médias sociaux », juge-t-elle. Les journaux locaux, par leur distribution restreinte, ne sont pas d'une grande utilité pour joindre l'ensemble des gens intéressés à travers le Québec. À l'inverse, elle souligne que certains sites Web spécialisés, commehotelleriejobs.com dans le secteur qui la concernait, peuvent parfois se révéler fort efficaces pour faire circuler une offre d'emploi. Les nouvelles technologies facilitent aussi les étapes qui suivent la publication de l’offre. Par exemple, plusieurs entrevues peuvent désormais se réaliser à distance grâce à Skype.
Une fois l'information arrivée à bon port et le contact établi, il reste à convaincre les candidats les plus intéressants de faire le voyage pour venir travailler. Dans le cas des Îles-de-la-Madeleine, Suzanne a constaté que l'hébergement pouvait devenir un frein. À son avis, il est nécessaire d'accompagner et de guider les nouveaux employés pour les aider à se trouver un toit. « Il faut faire des démarches en collaboration avec eux, ou du moins être capable de les référer vers certains endroits où il est possible de faire la location d'une chambre ou d'une maison, parce que cela reste un problème important pour les gens en période estivale », commente-t-elle. Comme les tarifs de location pouvaient devenir prohibitifs durant la saison touristique, Suzanne est allée jusqu'à acheter une maison pour louer, à des prix plus abordables, des logements à son personnel saisonnier.
Dans notre Infolettre de février, Suzanne partagera son point de vue sur la conciliation travail/vacances. C’est un rendez-vous!
Entrevue avec Suzanne Viens, CRHA tiré de l'infolettre du CQRHT