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5 faits que vous ignorez sur le métier de préposé à l’accueil touristique

Mélissa Hébert est préposée à l’accueil touristique au Bureau d’accueil touristique de Bromont depuis 5 ans : à temps plein durant l’été et à temps partiel pendant ses études au cégep en tourisme. Au moment où je l’ai interviewée, elle réalisait sa dernière journée de travail avant de partir pour Québec, où elle étudie au baccalauréat en environnement à l’Université Laval. Mais c’est pour mieux y revenir l’an prochain…

1) On n’accueille pas seulement des touristes.

Au Bureau d’accueil touristique de Bromont, mes collègues et moi ne répondons pas qu’aux questions des touristes, que ce soit en face à face, au téléphone, par courriel, sur Facebook ou lors d’événements dans notre accueil mobile.

Nous avons aussi un volet à saveur citoyenne. Nous vendons la carte loisirs aux résidents de la ville qui souhaitent s’inscrire aux activités offertes par les villes avoisinantes. Nous accueillons aussi chaleureusement les nouveaux Bromontois, répondons à leurs questions et leur indiquons les lieux et événements à découvrir.

Enfin, nous vendons des billets de spectacle pour le Théâtre Juste pour rire Bromont et le Centre culture St-John.

2) Bien plus que répondre à des questions


Bien sûr, j’indique aux gens où aller se faire masser, cueillir des pommes ou déguster une bonne bière… mais mon travail va plus loin que ça. Je pose aussi des questions aux touristes pour bien cibler leur profil et leur suggérer des activités qui pourraient leur plaire. Ainsi, je participe, à ma façon, à la création de leurs vacances, à leur bonheur. C’est très gratifiant.

Chaque année, environ 2 millions de touristes sont accueillis dans notre région. Quant à nous, au Bureau d’accueil touristique, nous avons conseillé quelque 25 000 visiteurs au cours de la dernière année, que ce soit en personne ou au téléphone.

3) Pas une journée pareille !


Même si plusieurs questions reviennent souvent, d’autres nous surprennent (En forêt, est-ce que les chevreuils sont aussi dangereux que les ours ?) ou nous demandent un peu de recherche (Où peut-on cueillir des champignons ? Où se situe le camp de nudisme le plus près ?).

Il arrive parfois que des gens en état de détresse se réfugient dans notre bureau. C’est notamment le cas d’une dame qui avait, dans un moment d’extrême inattention, pris la mauvaise bretelle sur l’autoroute et conduit en sens inverse. Il va sans dire qu’elle était sous le choc !

Même si hier n’est pas garant d’aujourd’hui et de demain, une constante demeure : je travaille chaque jour, entourée de sympathiques collègues, dans un environnement de travail agréable, exempt de pression.

4) C’est un métier où on connecte avec les gens.


J’ai la chance de rencontrer des gens qui viennent de partout à travers le monde. Ils ne sont que de passage, mais puisqu’ils sont en vacances, la bonne humeur règne et le stress a lui aussi pris congé. Ils ont tout leur temps, alors plusieurs discutent avec moi. J’adore lorsqu’ils me parlent d’eux, de leur région (Gaspésie, Maine, France… peu importe), de leur métier, etc.

Parfois, on se découvre des affinités et on connecte vraiment. Certains m’ont même laissé leur carte professionnelle afin de m’aider à trouver un emploi en environnement lorsque j’aurai terminé mes études.

5) Un privilège des plus intéressants !


Chaque année, je me sens privilégiée de recevoir un laissez-passer VIP qui me donne accès gratuitement à de nombreux lieux, activités, produits et services de la région des Cantons-de-l’Est.

J’adore être touriste dans ma propre région. Cette carte passe-partout me permet de découvrir et de redécouvrir de nombreux endroits. Et comme « j’ai vécu un endroit », je peux parler de ma propre expérience et le recommander aux touristes.

Myriam Bérubé