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Faut-il oui ou non augmenter le salaire minimum?

Aux États-Unis, des travailleurs de la restauration rapide réclament une hausse du salaire minimum à 15 $ afin de pouvoir sortir de la pauvreté. Augmenter leur rémunération leur permettrait-il d’y parvenir? Au Québec, où environ 345 000 travailleurs doivent se contenter du salaire minimum, le débat reste entier.

Le salaire minimum en vigueur au Québec, 10,35 $ l'heure, procure un revenu annuel de seulement 18 837 $ si l’on travaille 35 heures par semaine toute l’année. La pauvreté, sans aucun doute.


Mais sur la pertinence de relever le salaire minimum, il n’y a pas de consensus. Pour les uns, toute augmentation réduit la compétitivité des entreprises et nuit à l’ensemble de l’économie. Pour les autres, toute croissance du salaire entraîne une hausse de la qualité de vie et des dépenses des ménages, un avantage pour l’ensemble de l’économie.


La moitié des entreprises au Québec emploie moins de cinq personnes, rappelle Martine Hébert, vice-présidente principale de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI), et les PME seraient fragilisées par une hausse du salaire minimum supérieure à l’inflation : «Le salaire minimum ne doit pas dépasser un certain pourcentage du salaire moyen, parce qu’au-delà, cela crée des effets pervers comme du décrochage scolaire», indique Martine Hébert qui affirme également que la fiscalité est un outil plus approprié pour lutter contre la pauvreté.


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