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Travailleurs étrangers: le moratoire fait suer dans les restos de Québec

Le moratoire qui touche le programme des travailleurs étrangers temporaires provoque des répercussions négatives jusqu'à Québec, notamment dans les domaines de la restauration et chez les boulangers.

En entrevue avec Le Soleil, le restaurateur James Monti a expliqué qu'un cuisinier étranger temporaire qui doit normalement arriver à la mi-mai pour travailler dans son restaurant de la Grande Allée, le bistro L'Atelier, sera visiblement bloqué dans ses ambitions en raison de ce moratoire. En vertu du même programme, M. Monti avait entrepris les démarches pour faire venir trois cuisiniers de l'extérieur pour son restaurant, mais seul un d'entre eux pourra y travailler si le moratoire est maintenu, car il est déjà en poste.

«Il y a une pénurie importante de personnel dans le domaine de la restauration à Québec», a indiqué M. Monti, qui est aussi propriétaire du Savini. «Ça fait cinq ans que je fais venir des travailleurs étrangers par le biais de ce programme, car j'éprouve toutes les difficultés du monde à trouver des gens d'ici prêts à faire le travail. Présentement, au Savini, je compte sur la présence de quatre travailleurs étrangers dans les cuisines. Sans eux, je ne sais pas comment je ferais pour servir mes clients. Si je n'avais pu compter sur ces gens, ça aurait été une véritable catastrophe pour mon restaurant.»


L'homme d'affaires assure qu'il privilégie l'embauche locale, mais l'intérêt pour le domaine de la restauration est en net recul selon lui, notamment en raison des horaires de travail. M. Monti explique que plusieurs restaurants de Québec sont aux prises avec le même problème de pénurie de personnel, mais il ne pourrait pas dire quelle proportion de ces établissements fait appel à des travailleurs étrangers pour combler leurs besoins.


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