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Stages non rémunérés : de plus en plus d'étudiants dénoncent le phénomène

Les stages bénévoles se multiplient au pays, alors que certaines organisations estiment que jusqu'à 300 000 personnes travaillent actuellement gratuitement au sein de certaines des plus grandes, et des plus prospères, entreprises du Canada.

Le nombre de ces stagiaires a bondi dans la foulée de la crise économique de 2008, affirme Sean Geobey, un chercheur associé au Centre canadien de politiques alternatives, et l'auteur d'un récent rapport intitulé The Young and the Jobless.

Les étudiants de l'Université de Moncton ne sont pas épargnés, selon le vice-président exécutif de la Fédération des étudiants et étudiantes du Centre universitaire de Moncton (FEECUM) Simon Ouellette. 

Laurie Lacroix, qui effectue un stage de trois mois en chimie analytique et environnementale à l'Université de Moncton, est l'une de ces étudiantes qui ne sont pas rémunérées pour leur travail. Elle estime toutefois que cela n'est qu'un passage obligé, et que cela lui sera utile pour l'avenir. 

« J'appends des analyses sur une nouvelle machine que je n'avais jamais pu utiliser » explique-t-elle. « [Il s'agit de ] plus d'expérience en laboratoire pour mon futur métier. Ça me va comme ça ». 

Emmeline Boulay accepte aussi le fait ne pas être payée pour son travail en laboratoire, même si elle considère qu'elle effectue sa juste part de travail. 

« Nous ne sommes pas du même niveau. Dans le laboratoire, il y a surtout des doctorants. Je n'ai pas les mêmes années d'expérience qu'eux ». 


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