Actualités et Conseils


Les nouvelles du milieu de l’hôtellerie, de la restauration et du tourisme

· Main d’œuvre

L'art de bien licencier

PHOTO CHRISTINNE MUSCHI, ARCHIVES REUTERS
PHOTO CHRISTINNE MUSCHI, ARCHIVES REUTERS

Bombardier Aéronautique s'y est prise deux mois avant l'annonce, en janvier, de la mise à pied de 1700 employés en Amérique du Nord. Idem du côté de La Coop fédérée, qui a annoncé, il y a 10 jours, l'abolition de 236 postes à cause de la fermeture d'un centre de distribution.

«Il y a plein de choses à prévoir au niveau des communications avec les employés, les médias, les syndicats et les fournisseurs, raconte Michel Nadeau, associé et coach exécutif de Vézina Nadeau Labre, firme appelée en renfort pour soutenir les employés de La Coop fédérée. On n'improvise pas ça la veille.»

Pour un propriétaire de resto qui annonce des suppressions de postes par texto, comme ce fut le cas chez Barducci's Pizzeria, en Floride, en juillet dernier, plusieurs dirigeants procèdent en «gentlemen».

«C'est toujours triste, on ne fait pas ça de gaieté de coeur, mais ça se fait de façon de plus en plus ordonnée, tant dans les grandes entreprises que dans les PME, dit Richard La Rue, vice-président, gestion de carrière et coaching d'Optimum Talent. Les victimes de restructuration ont accès à un programme de transition de carrière. Ce n'est pas toujours parfait, mais ça entre dans les bonnes pratiques de gestion.»

Bombardier Aéronautique a fait appel à deux firmes plutôt qu'une (LeeHecht Harrison et Knightsbridge) avant d'agir. «C'est important de bien faire les choses, explique Haley Dunne, porte-parole principale de Bombardier Aéronautique. D'abord pour nos employés; ceux qui partent et ceux qui restent. Et parce qu'il peut y avoir un impact sur les marchés et dans les programmes scolaires, au niveau des inscriptions.»

Pour en savoir plus | affaires.lapresse.ca