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Les demandes des Y irréalistes?

Les employeurs ne voient pas d’un bon œil les jeunes des générations Y qui, selon eux, ont des attentes irréalistes quant à leur rémunération, font preuve de peu d’éthique au travail et sont facilement distraits.


C’est ce que révèle un sondage de la firme de recherche Millennial Branding et d’American Express qui se penche sur la façon dont les générations se perçoivent l’une et l’autre au travail.


Ainsi, 51 % des employeurs pensaient que les jeunes travailleurs réclamaient des salaires exorbitants, 47 % ont indiqué qu’ils avaient peu d’éthique et 46 % qu’ils se laissaient facilement distraire.


À l’inverse pourtant, les générations Y apprécient leurs patrons. Ils étaient plus de 59 % à considérer que leurs responsables pouvaient leur offrir une expérience de travail intéressante, et 41 % à penser qu’ils avaient du bon jugement.


La moitié d’entre eux souhaiterait être guidée et conseillée mais seulement le tiers sentent une réelle volonté de la part de leur patron de les aider dans ce sens-là.


Le sondage comptait 1000 répondants à travers les États-Unis du côté des jeunes employés et 1000 répondants du côté des patrons.


Pas de surprise


Au Québec, on ne se dit pas surpris par ces résultats. «On voit chez les X comme un refus de dérouler le tapis rouge, car ils ont eu, pour leur part, beaucoup de difficultés sur le marché du travail», a indiqué Stéphane Simard, conférencier et auteur de «L’ADN d’un employeur de choix».


Pourtant les X n’auront pas le choix que de travailler avec les Y et devraient mettre à profit leurs forces. «Le changement se fait de plus en plus vite et devient de plus en plus radical, a ajouté M. Simard. Les Y sont nés dans un monde de changements, cela fait partie de leur quotidien. Pour eux, ce n’est pas effrayant ni intimidant.»


Le conflit intergénérationnel n’est pas nouveau. En 2009, le Conference Board du Canada avait publié une étude dans laquelle les baby-boomers disaient des X qu’ils manquaient de patience et qu’ils travaillaient trop en solitaire. Les X disaient des «boomers» qu’ils avaient de la difficulté à déléguer et des Y qu’ils pensaient tout savoir. Et finalement les Y pensaient des X qu’ils étaient ennuyeux et agressifs.


Pour en savoir plus | journaldequebec.com