Le chômage cache une pénurie de main-d’oeuvre
Derrière les statistiques indiquant une montée du chômage dans l’économie se cachent des perspectives d’embauche favorables et une pénurie de main-d’oeuvre qualifiée. Il appert que 290 000 postes restent à pourvoir dans le secteur privé.
Selon les données de Statistique Canada dévoilées au début d’août, l’économie québécoise a enregistré une perte nette de 30 400 emplois en juillet, comptant ainsi pour les trois quarts des emplois perdus à l’échelle canadienne. Dans la foulée, le taux de chômage québécois est passé de 7,9 % à 8,2 %. Il est passé de 7 à 7,1 % à l’échelle canadienne.
Pourtant, selon les données de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) dévoilées jeudi, 290 000 postes à temps plein et à temps partiel sont restés vacants dans le secteur privé pendant au moins quatre mois. Ces résultats se basent sur 3526 réponses de propriétaires de PME sondés au sujet des postes restés vacants dans leur entreprise du fait de la pénurie de main-d’oeuvre qualifiée. « Bien que le taux global de postes vacants ait légèrement fléchi ce trimestre (2,4 % par rapport à 2,5 % au trimestre précédent), la pénurie de main-d’oeuvre est toujours plus prononcée au sein des petites entreprises », a souligné Simon Gaudreault. L’économiste de la FCEI précise que le taux de postes vacants a augmenté dans les entreprises de moins de quatre employés (4,5 %), mais il a reculé dans les entreprises de plus grande taille.
Au Québec le taux de postes vacants se situe autour de la moyenne canadienne, à 2,4 %.
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