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Fermer son restaurant durant une journée : Une solution parmi d’autres ?

Les restaurateurs commencent à être bout de ressources pour contrer la pénurie de main-d’œuvre. Non seulement les employés se font rares, mais l’assiduité aussi. Le tout n’est pas sans conséquence pour les professionnels de la restauration qui doivent subir les contrecoups. Débordement d’horaires de travail, appels pendant les congés, plus de tâches à accomplir, tous en souffrent. Par ricochet, le client aussi en ressent les effets.

Pour les restaurants du Vieux-Québec, la période estivale, et principalement celle du Festival d’été, est très achalandée. Une aubaine pour les affaires ! Mais sans suffisamment de personnel, impossible de répondre à la demande. Le propriétaire du restaurant Chez Jules a donc choisi de fermer ce vendredi 13 juillet.

C’est l’émotion qu’il a ressentie en voyant ses deux chefs entrer au travail pour un 13e jour en ligne qui a fait flancher le propriétaire. « Mon cœur de bon père de famille s’est dit que c’était assez, indique Marc-Antoine Doré, copropriétaire de Couillard, Fils & Cie qui détient le restaurant Chez Jules. Ça fait des semaines, des mois, des années qu’ils sont sous pression. C’était symbolique de faire ça un vendredi 13, pendant le festival d’été. » En restauration, le vendredi est une journée achalandée, durant laquelle il est rare d’avoir congé. « C’est mon équipe forte le vendredi, c’était à eux que à qui je voulais donner un répit », ajoute-t-il. Bien que les employés aient régulièrement des congés, il n’est pas rare qu’ils reçoivent un appel pour remplacer au pied levé une personne qui décide de ne pas se présenter au travail. « En fermant, il n’y aura aucun risque. Personne ne va appeler et les déranger. »

Des pertes importantes

En fermant ce vendredi, le propriétaire chiffre ses pertes à environ 10 000 $ pour son restaurant de 60 places (80 en comptant la terrasse), ouvert habituellement matin, midi et soir. Ce sont environ 20 à 25 employés qui auront ainsi congé. « Comme je suis plus hôtelier que restaurateur, je suis capable, entre guillemets, d’absorber, mais je ne pourrais pas le faire en mars, par exemple », soutient-il.

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