· Main d’œuvre

Trouver un emploi à 20, 30, 40 ou 50 ans

Que vous ayez 20, 30, 40 ou 50 ans, vous possédez des forces que les autres n’ont pas. Alors misez sur celles-ci auprès des recruteurs.

À 20 ans

Vos forces
 : Vous venez de recevoir votre diplôme, alors faites-le valoir auprès des employeurs. Vos connaissances dans le domaine ne peuvent pas être plus à jour. Vous êtes jeune, motivé et avez envie de vous surpasser.

Votre difficulté : Votre manque d’expérience, bien sûr !

Vos stratégies
 : Pendant votre scolarité, optez pour des emplois étudiants qui vous apporteront une expérience de qualité que vous pourrez ensuite vendre aux recruteurs lorsque vous chercherez un emploi en terminant l’école.
De plus, choisissez un stage de fin d’études dans une entreprise qui est susceptible de vous proposer un poste à la fin de votre stage. Pour ce faire, vérifiez si l’entreprise recrute et mettez tout en œuvre pour devenir LA personne indispensable à l’entreprise pendant votre stage… tout en respectant votre position. 
Faites preuve d’humilité : vous commencez votre vie professionnelle et avez encore beaucoup à apprendre.

À 30 ans

Vos forces : Malgré votre jeune âge, vous avez acquis de belles expériences de travail par rapport aux gens dans la vingtaine. Même si vos connaissances sont encore récentes, vous êtes toujours prêt à développer de nouvelles compétences. Ouvert aux changements, vous savez vous adapter aux nouvelles technologies et aux différentes méthodes de travail.

Vos difficultés :
La conciliation travail-famille et, pour certains, une apparence juvénile.

Vos stratégies :
Visez uniquement des emplois qui correspondent à vos critères : horaire, proximité de la résidence, salaire… Inutile de postuler pour un emploi qui demande de travailler une fin de semaine sur deux si vous n’êtes pas disposé à accepter ces conditions.
Si votre « baby face » vous nuit, mettez l’accent sur vos réalisations et vos compétences. Donnez aussi des exemples concrets qui démontrent vos qualités professionnelles et personnelles. Soyez vous-même et ne vous déguisez pas en « monsieur » ou en « madame » pour l’entrevue. Surtout, évitez d’exagérer vos réalisations et de vous vanter : vous aurez l’air de vouloir en faire trop.

À 40 ans

Vos forces :
Vous êtes encore jeune, même si certains essaient de vous faire croire le contraire. Vous pouvez avoir développé une expertise spécialisée : 15 à 20 ans d’expérience dans un domaine constituent un atout majeur.
Génération sandwich : La plupart auront moins de contraintes familiales dans la quarantaine puisque les enfants auront grandi. Ceux qui ont eu des enfants à la fin de la trentaine ou au début de la quarantaine pourraient se retrouver à la fois avec de jeunes enfants et des parents vieillissants, ce qui pourrait entraîner certaines contraintes additionnelles.

Vos difficultés :
Avec votre expérience, vous ne voulez pas recommencer au bas de l’échelle lorsque vous arriverez dans une nouvelle entreprise. Il se pourrait aussi que certaines de vos connaissances ne soient plus à jour, surtout à propos des dernières technologies.

Vos stratégies :
Faites valoir qu’en investissant sur vous, un candidat expérimenté, l’entreprise gagnera en efficacité. 
Démontrez votre ouverture au changement. Rassurez les recruteurs : vous être prêt à suivre toutes les formations nécessaires. Et rappelez-leur que c’est bien plus facile de développer un savoir-faire (utiliser le logiciel XYZ) qu’un savoir-être (la débrouillardise, le respect de la hiérarchie ou l’empathie, par exemple).

À 50 ans

Vos forces :
Vous avez beaucoup à offrir et votre expérience pèse dans la balance. Vous recherchez un emploi stable qui vous mènera à la retraite. La course aux promotions est révolue, dans la majorité des cas du moins. De plus, vos aptitudes relationnelles et votre facilité à vouvoyer constituent un atout majeur pour tout ce qui touche le service à la clientèle.

Vos faiblesses : Certains recruteurs hésitent à confier un poste à une personne dans la cinquantaine par crainte qu’elle quitte l’entreprise rapidement pour la retraite ou qu’elle soit moins productive en raison de problèmes de santé. 
Si vous avez toujours « appris sur le tas », cela pourrait vous nuire également.

Vos stratégies : Rassurez le recruteur : s’il vous engage, vous serez là pour y rester. Insistez sur votre stabilité et votre fidélité. Évitez de parler de vos projets de retraite.
Misez également sur toutes vos réalisations, qui pourraient pallier l’absence de diplôme. Démontrez votre ouverture à collaborer avec un collègue plus jeune : vous pourriez apprendre de lui, et vice-versa.
Et surtout, vous êtes encore énergique et connecté.

Myriam Bérubé

Notre blogueuse Hotelleriejobs, Myriam Bérubé, conseillère en communication et rédactrice, collabore avec les chefs d'entreprise afin d'améliorer la circulation de l'information à l'intérieur de leur organisation. Reconnaissance au travail, courriel efficace, réunion mobilisatrice… voilà ses principaux champs d’intérêt. Dans ses temps libres, elle jardine, lit des romans policiers, découvre de nouvelles recettes à tester et, par-dessus tout, passe du temps de qualité avec sa petite tornade de 6 ans.