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Projet pilote Québec-France sur la main-d’œuvre : des efforts insuffisants, selon les restos et hôtels


(Québec) Jusqu'à 15h mercredi, aucune mesure pour enrayer « le manque alarmant » de main-d’œuvre dans les secteurs de la restauration et de l'hôtellerie ne figurait dans les documents présentant le projet pilote Québec-France sur le site du gouvernement. En journée, le provincial a corrigé la situation. Toutefois, « c’est toujours insuffisant », selon des acteurs du milieu.

Lundi, en compagnie du ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale et ministre responsable de la Capitale-Nationale, François Blais, le maire de Québec, Régis Labeaume, avait présenté ce projet pilote qui permettra aux entreprises de la Capitale-Nationale de recruter plus facilement de nouveaux cerveaux du côté de la France. L'objectif est de ralentir la pénurie de main-d’œuvre dans la région.

« Si je me souviens bien, chef se retrouve dans la liste, mais pas les emplois moins qualifiés de la restauration. [...] Il y a d'autres façons pour la restauration pour l'immigration de procéder », avait indiqué M. Blais.

Dans la première version du document des professions ciblées, disponible sur le site Web du gouvernement, aucun métier en lien avec la cuisine n'était inscrit au grand dam des restaurateurs et des hôteliers. Toutefois, une nouvelle version du document avec l'inscription chef de cuisine a été pondue en fin de journée, mercredi.

En avant-midi, lors d'une entrevue avec Le Soleil, le vice-président aux affaires publiques à l'Association des restaurateurs du Québec (ARQ), François Meunier, digérait bien mal que son secteur d'affaires ne puisse pas profiter du projet pilote Québec-France. On retrouvait dans le document 28 métiers en demande dans la région, notamment dans les secteurs des finances et manufacturiers.

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