Marketing RH : risquez-vous la surdose de sucre?
Mais à force de vouloir dorer la pilule pour les candidats et pour leurs employés dans l'idée de se faire du capital de marque, les firmes en question risquent fort la surdose de sucre. C'est à se demander à quel moment cette surenchère deviendra contre-productive...
Par conséquent, si vous songez, à votre tour, joindre la vague des employeurs les plus cools du Québec, mieux vaut vous poser les questions suivantes avant de vous lancer :
Serez-vous en mesure d’attirer les employés que vous ciblez?
Les milléniaux ne sont pas naïfs. Ils savent détecter le non-dit et lire entre les lignes des discours officiels. Ainsi, un environnement de travail à la californienne est rarement un «pays de licornes», et ils en sont bien conscients. En réalité, ce type de culture va de pair avec des exigences importantes qui entraînent un niveau de compétition élevé, et par suite… un rythme de travail très soutenu pour les employés.
De plus, les membres de la génération Y ne sont pas nécessairement avides de mélanger vie familiale, vie sociale et vie de bureau. Ils ne rêvent pas tous de semaines de fous et de vacances illimitées (qu’on n’ose jamais prendre, car le voisin travaille tous les samedis depuis des mois… même si c’est à Prague ou au chalet). Les pères et les mères de famille qui doivent arriver à la garderie avant 17h30 sautent rarement de joie à l’idée de partager plus d’heures avec leurs collègues qu’avec leurs enfants. Donc, avant de vous positionner comme un employeur à la Google, soyez certain de pouvoir vivre avec cette réalité.
Par ailleurs, les professionnels séniors pourraient avoir la perception que l’image d'employeur du type «camp de vacances» signifie que l’entreprise donne la priorité aux juniors et à leur style de vie.
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