Les 5 éléments les plus souvent validés lors d’une entrevue téléphonique
L’entrevue téléphonique est une étape parfois difficile à franchir pour un candidat potentiel : la quantité de candidats devant être « éliminés » suite au tri de CV est de l’ordre d’environ 50% (dans un processus standard). Découvrons ensemble ce que les recruteurs tenteront de valider au téléphone auprès de vous.
L’entrevue téléphonique est une étape parfois difficile à franchir pour un candidat potentiel : la quantité de candidats devant être « éliminés » suite au tri de CV est de l’ordre d’environ 50% (dans un processus standard). Découvrons ensemble ce que les recruteurs tenteront de valider au téléphone auprès de vous.

À bas les ressentiments s.v.p.
Avant de passer aux 5 éléments les plus souvent validés lors d’une entrevue téléphonique, je voudrais vous demander de laisser vos ressentiments de côté pendant la lecture de ce texte. En vérité, je ne pourrais être plus d’accord avec ce que vous pensez : les recruteurs disposent de trop peu d’informations à cette étape du processus pour prendre une décision 100% éclairée (sauf dans les cas évidents). Si le gestionnaire d’embauche nous demande d’écarter la moitié des candidats, nous exécutons, tels de bons employés. S’il ne nous donne pas de barèmes, nous éliminerons tout de même la moitié des candidats, car nous ne voulons pas prendre trop de son temps et je ne veux pas perdre le mien (sans vouloir me donner plus d’importance qu’il ne le faut!).
Aujourd’hui, nous ne critiquerons pas la valeur scientifique du processus, nous essaierons simplement de mieux le comprendre afin de vous équiper convenablement.
1- Salaire actuel + salaire désiré
Le salaire actuel/désiré est demandé à tout coup lors d’une entrevue téléphonique. J’ai écrit un article sur la négociation du salaire en 2012 et je n’aurais rien à modifier des stratégies proposées. En quelques mots, prenez la chance de démarrer un peu plus haut (sans exagérer!) et analysez la réaction : réajustez si possible. Il y a un risque à procéder de la sorte, mais j’ai toujours cru que le vrai risque pendant la négociation de salaire, c’était de la jouer de façon trop conservatrice et de regretter par la suite.
Certes, vous ne pouvez pas mentir quant au salaire que vous gagnez actuellement, mais vous rencontrerez parfois des recruteurs qui ne vous demanderont que le salaire désiré (OUF!!). Les autres fois, celles où il demandera le salaire actuel (OHHH NON!!), les recruteurs auront le réflexe de mesurer la hausse que cela représente (salaire exigé vs. salaire actuel).
Pour vous donner une petite idée, voici des échelles d’augmentation :
• 12-15% = Une demande qui paraitra souvent exagérée
• 8-10% = C’est beaucoup demander, mais cela demeure jouable : essayez-vous!
• 5% = La moyenne, une requête tout à fait raisonnable lors d’un changement de poste
Évidemment, vous aurez plus de pouvoir de négociation si vous êtes toujours en emploi, l’écart voulu entre votre salaire actuel et désiré sera facilement justifiable. La volonté à changer de poste vous octroie une certaine légitimité (voir #3), celle d’indiquer que les conditions monétaires et/ou non-monétaires sont un facteur décisionnel prioritaire. Sans emploi, le pouvoir de négociation penche un peu plus du côté de l’employeur potentiel, sauf…
Sauf dans le cas où vous êtes recommandé!!! La réputation du candidat pèse extrêmement lourd dans la balance de notre côté dans cette situation bien précise.
Parfois, vous voudrez amoindrir votre salaire ainsi que vos responsabilités. Vous les avez déjà au téléphone : c’est génial, car vous avez la chance de les convaincre que vous n’êtes par surqualifié et que c’est ce type d’emploi que vous recherchez réellement. Vous enchaînerez sur ce que vous voyez en matière d’enrichissement personnel dans le poste en question. Parce que les gens de RH adorent les histoires d’enrichissement personnel! :)
2- Anglais
Un incontournable en entrevue téléphonique, l’anglais, à moins que le poste ne l’exige pas bien entendu.
Les intervieweurs vous jugeront sur une échelle de 1 à 5 ou 1 à 10. Bon courage ;)
Pour vous préparer à tout cela, nous avons demandé à Isabelle de vous donner des trucs en anglais. Elle le fait avec dévouement et professionnalisme depuis près de deux ans maintenant sur L’Œil du Recruteur. Consultez ses articles et vous verrez qu’il est raisonnable de penser que l’on puisse faire une bonne impression en anglais assez aisément grâce aux astuces qu’elle donne ici.
3- Raison d’avoir postulé/de vouloir changer d’emploi
Une réponse intéressante si vous êtes toujours en emploi et si vous avez postulé sur l’offre :
« Je n’étais pas en recherche d’emploi présentement, mais quand j’ai vu votre offre d’emploi, je n’ai pas pu m’empêcher de mettre mon CV à jour et de vous l’envoyer tellement je veux travailler chez vous! »
Vous évitez alors d’entrer dans les détails de votre insatisfaction.
Les recruteurs les plus expérimentés gratteront davantage pour trouver la bibitte. Leur insistance à découvrir votre vraie motivation intérieure vous placera parfois sur la défensive ou contribuera à augmenter considérablement votre niveau de stress : soyez prêts!
Pour les recruteurs, c’est primordial de conclure l’appel en ayant cette information en main, c’est sans doute ce qui compte le plus en fait. Certains vous demanderont même directement ce qui vous insatisfait chez votre employeur. Vous voudrez appuyer votre première réponse de façon intelligente. C’est là que votre connaissance de l’entreprise va vous sauver.
« En consultant votre rapport annuel, j’ai constaté que vous aviez investi massivement dans des nouveaux projets de (…). Puisque je n’ai pas la chance de joindre des projets d’une telle envergure dans mon emploi actuel, je perçois ce rôle comme une occasion d’avancement considérable. »
Voilà, ça devrait le faire! N’oubliez pas, vous devrez donc vous renseigner sur l’entreprise et ce, en remettant simplement l’appel à plus tard dans la journée pour vous laisser le temps de la faire (lire l’article « Le réflexe à prendre avant une entrevue téléphonique »).
Pour en savoir plus | oeildurecruteur.ca
L’entrevue téléphonique est une étape parfois difficile à franchir pour un candidat potentiel : la quantité de candidats devant être « éliminés » suite au tri de CV est de l’ordre d’environ 50% (dans un processus standard). Découvrons ensemble ce que les recruteurs tenteront de valider au téléphone auprès de vous.

À bas les ressentiments s.v.p.
Avant de passer aux 5 éléments les plus souvent validés lors d’une entrevue téléphonique, je voudrais vous demander de laisser vos ressentiments de côté pendant la lecture de ce texte. En vérité, je ne pourrais être plus d’accord avec ce que vous pensez : les recruteurs disposent de trop peu d’informations à cette étape du processus pour prendre une décision 100% éclairée (sauf dans les cas évidents). Si le gestionnaire d’embauche nous demande d’écarter la moitié des candidats, nous exécutons, tels de bons employés. S’il ne nous donne pas de barèmes, nous éliminerons tout de même la moitié des candidats, car nous ne voulons pas prendre trop de son temps et je ne veux pas perdre le mien (sans vouloir me donner plus d’importance qu’il ne le faut!).
Aujourd’hui, nous ne critiquerons pas la valeur scientifique du processus, nous essaierons simplement de mieux le comprendre afin de vous équiper convenablement.
1- Salaire actuel + salaire désiré
Le salaire actuel/désiré est demandé à tout coup lors d’une entrevue téléphonique. J’ai écrit un article sur la négociation du salaire en 2012 et je n’aurais rien à modifier des stratégies proposées. En quelques mots, prenez la chance de démarrer un peu plus haut (sans exagérer!) et analysez la réaction : réajustez si possible. Il y a un risque à procéder de la sorte, mais j’ai toujours cru que le vrai risque pendant la négociation de salaire, c’était de la jouer de façon trop conservatrice et de regretter par la suite.
Certes, vous ne pouvez pas mentir quant au salaire que vous gagnez actuellement, mais vous rencontrerez parfois des recruteurs qui ne vous demanderont que le salaire désiré (OUF!!). Les autres fois, celles où il demandera le salaire actuel (OHHH NON!!), les recruteurs auront le réflexe de mesurer la hausse que cela représente (salaire exigé vs. salaire actuel).
Pour vous donner une petite idée, voici des échelles d’augmentation :
• 12-15% = Une demande qui paraitra souvent exagérée
• 8-10% = C’est beaucoup demander, mais cela demeure jouable : essayez-vous!
• 5% = La moyenne, une requête tout à fait raisonnable lors d’un changement de poste
Évidemment, vous aurez plus de pouvoir de négociation si vous êtes toujours en emploi, l’écart voulu entre votre salaire actuel et désiré sera facilement justifiable. La volonté à changer de poste vous octroie une certaine légitimité (voir #3), celle d’indiquer que les conditions monétaires et/ou non-monétaires sont un facteur décisionnel prioritaire. Sans emploi, le pouvoir de négociation penche un peu plus du côté de l’employeur potentiel, sauf…
Sauf dans le cas où vous êtes recommandé!!! La réputation du candidat pèse extrêmement lourd dans la balance de notre côté dans cette situation bien précise.
Parfois, vous voudrez amoindrir votre salaire ainsi que vos responsabilités. Vous les avez déjà au téléphone : c’est génial, car vous avez la chance de les convaincre que vous n’êtes par surqualifié et que c’est ce type d’emploi que vous recherchez réellement. Vous enchaînerez sur ce que vous voyez en matière d’enrichissement personnel dans le poste en question. Parce que les gens de RH adorent les histoires d’enrichissement personnel! :)
2- Anglais
Un incontournable en entrevue téléphonique, l’anglais, à moins que le poste ne l’exige pas bien entendu.
Les intervieweurs vous jugeront sur une échelle de 1 à 5 ou 1 à 10. Bon courage ;)
Pour vous préparer à tout cela, nous avons demandé à Isabelle de vous donner des trucs en anglais. Elle le fait avec dévouement et professionnalisme depuis près de deux ans maintenant sur L’Œil du Recruteur. Consultez ses articles et vous verrez qu’il est raisonnable de penser que l’on puisse faire une bonne impression en anglais assez aisément grâce aux astuces qu’elle donne ici.
3- Raison d’avoir postulé/de vouloir changer d’emploi
Une réponse intéressante si vous êtes toujours en emploi et si vous avez postulé sur l’offre :
« Je n’étais pas en recherche d’emploi présentement, mais quand j’ai vu votre offre d’emploi, je n’ai pas pu m’empêcher de mettre mon CV à jour et de vous l’envoyer tellement je veux travailler chez vous! »
Vous évitez alors d’entrer dans les détails de votre insatisfaction.
Les recruteurs les plus expérimentés gratteront davantage pour trouver la bibitte. Leur insistance à découvrir votre vraie motivation intérieure vous placera parfois sur la défensive ou contribuera à augmenter considérablement votre niveau de stress : soyez prêts!
Pour les recruteurs, c’est primordial de conclure l’appel en ayant cette information en main, c’est sans doute ce qui compte le plus en fait. Certains vous demanderont même directement ce qui vous insatisfait chez votre employeur. Vous voudrez appuyer votre première réponse de façon intelligente. C’est là que votre connaissance de l’entreprise va vous sauver.
« En consultant votre rapport annuel, j’ai constaté que vous aviez investi massivement dans des nouveaux projets de (…). Puisque je n’ai pas la chance de joindre des projets d’une telle envergure dans mon emploi actuel, je perçois ce rôle comme une occasion d’avancement considérable. »
Voilà, ça devrait le faire! N’oubliez pas, vous devrez donc vous renseigner sur l’entreprise et ce, en remettant simplement l’appel à plus tard dans la journée pour vous laisser le temps de la faire (lire l’article « Le réflexe à prendre avant une entrevue téléphonique »).
Pour en savoir plus | oeildurecruteur.ca