Se débarrasser du syndrome de l’imposteur au boulot
Avez-vous l’impression qu’on vous a embauché pour un travail qui excède vos qualifications et que votre incompétence sera tôt ou tard révélée au grand jour? Vous n’êtes pas seul.
Voici des explications sur votre «état» et quelques moyens pour vous aider à chasser «l’imposteur» qui dort en vous.
Au début des années 1980, une étude de la psychologue américaine Gail Matthews concluait que 70 % des personnes connaissant le succès sont affectées par le syndrome de l’imposteur au moins une fois dans leur vie. Il touche autant les hommes que les femmes. Le syndrome frappe les plus grands de ce monde, dont la célèbre écrivaine Maya Angelou, l’acteur oscarisé Denzel Washington et la chef de l’Organisation mondiale de la Santé, la Dre Margaret Chan.
Être étudiant, travailler seul, ou dans un milieu créatif ou
stressant sont des sources d’insécurité. Ce sentiment d’imposteur est
toutefois engendré par une vision déformée de ses compétences et de ses
réalisations. «L’imposteur» a l’impression d’être totalement
incompétent, mais il connaît pourtant le succès, signe que sa perception
est altérée par des doutes personnels importants.
Les causes de ce syndrome sont multiples, et les façons d’y remédier, assez simples.
Déterminez les causes de votre malaise Cernez vos mécanismes de protection Dressez la liste de vos réalisations Pour en savoir plus | journalmetro.com
Pour surmonter le problème, il faut avant tout en prendre conscience et
le comprendre. Demandez-vous ce qui vous cause ce sentiment
d’incompétence. Si vous stressiez, adolescent, car vos parents
n’exigeaient rien de moins qu’un bulletin de notes garni de A, vous
pourriez vous croire bon à rien devant un projet complexe, puisque la
situation déclencherait chez vous le même comportement anxieux.
Être trop préparé, travailler de trop longues heures, garder le profil
bas, procrastiner et même saboter son travail sont des mécanismes de
protection. Cernez ceux que vous utilisez et leur déclencheur afin de
désamorcer graduellement ces situations.
Dressez la liste de vos réalisations et inscrivez à côté la part de
chance, de synchronisme, d’aide d’autres personnes, ainsi que le temps
investi. Vous réaliserez que bien, que ces premiers éléments soient
souvent présents, ils ne sont qu’une part du travail colossal que vous
investissez dans votre projet.