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Marque employeur: ces entreprises où rêvent de travailler les étudiants du monde entier

Publié chaque année par le cabinet Universum, ce classement mondial révèle l’importance pour les multinationales de communiquer auprès des étudiants sur ses valeurs plutôt que sur ses produits et services.


Développement de carrière, possibilités de formation, ouverture à l’international, environnement de travail propice à l’innovation et à la créativité: les étudiants, quel que soit leur pays d’origine, partagent tous l’envie d’évoluer dans une entreprise dynamique et à l’écoute de leurs désirs d’évolution. Résultat: bon an mal an, les multinationales qui communiquent le plus sur ces valeurs sont celles qui se retrouvent en tête du classement mondial des groupes préférés des étudiants.


Le palmarès 2015 publié ce mercredi 24 juin par le cabinet de conseil Universum fait ainsi la part belle à Google, Apple, Microsoft, et dans une moindre mesure à Procter & Gamble et L’Oréal (voir diaporama ci-dessous). La firme de Mountain View se retrouve pour la 7ème année consécutive en tête du classement monde. « Ces entreprises surfent totalement sur les aspirations de la génération Y, analyse Aurélie Robertet, directrice d’Universum France et Bénélux. Elles renvoient aux étudiants une image sympathique et innovante tout en offrant un environnement multiculturel, voire une expatriation. Il n’y a qu’à voir le buzz qui existe autour du ‘management à la Google’ pour s’en persuader! »

4 entreprises françaises dans le top 50

Pour Jean-Claude Le Grand, directeur du développement RH chez L’Oréal, la progression continue de son entreprise à la fois chez les étudiants en école de commerce et les ingénieurs est bien le résultat d’une communication nouvelle, autour des valeurs, plutôt que celle plus traditionnelle sur les produits. « A travers notre communication digitale, les étudiants ont compris que nous n’étions pas seulement le leader du marché de la beauté. Nous sommes aussi considérés comme un employeur international, offrant des opportunités illimitées de carrière et de développement. Notre entrée dans le top 20 chez les ingénieurs renforce le fait que les étudiants nous reconnaissent comme un leader en innovation ». Outre L’Oréal, trois autres entreprises françaises tirent leur épingle du jeu dans ce classement dominé par les firmes américaines: Schneider Electric, LVMH et Schlumberger.


Parmi les enseignements de cette enquête annuelle, la progression du secteur automobile et de la grande consommation se confirme, notamment chez les ingénieurs où ils demeurent les secteurs les plus représentés. « Les employeurs ont davantage communiqué ces dernières années autour de leurs valeurs comme la famille, la sécurité, le respect de l’environnement ou encore l’innovation. Or, les ingénieurs sont des idéalistes. Ils sont en quête de sens et accordent de plus en plus d’importance aux questions environnementales et sociétales », appuie Aurélie Robertet. A l’inverse, les pétroliers et gaziers connaissent une baisse de régime lié aussi à la baisse des cours qui affectent leur activité et noircit leur image.


Bientôt Facebook, Amazon et Twitter?

Côté ingénieurs, à noter également l’arrivée directement à la 11ème place du coréen Samsung. « Nous allons certainement voir de plus en plus d’entreprises assez jeunes et innovantes comme Facebook et Amazon apparaître subitement a de très bonnes places dans notre classement au fur et à mesure de leur développement international. Ce seront de sérieux concurrents pour Google et Apple », prédit Aurélie Robertet. Et ce ne sont pas les polémiques récurrentes autour des techniques d’optimisation fiscale de ces multinationales qui vont venir gâcher leur attractivité auprès des jeunes. « Elles ont énormément d’armes en main pour séduire les étudiants même si ces firmes sont parfois décriées dans la presse », confirme Aurélie Robertet.

PwC repasse devant EY

Enfin, les commerciaux chérissent toujours autant l’audit et le conseil et font part d’un fort regain d’intérêt pour la banque et la finance. Ces deux secteurs représentent la moitié du top 20 cette année. En audit et conseil, les Big 4 (EY, PwC, Deloitte et KPMG) se livrent une concurrence toujours plus acharnée pour obtenir les faveurs des jeunes. Dans cette guéguerre, PwC double EY et prend la 2ème place du palmarès. KPMG et Deloitte rétrogradent chacun d’un rang. « EY a changé de nom assez récemment, tout comme avait pu le faire PwC avant. On peut dire que EY a plutôt bien accompagné ce changement car on ne constate pas de baisse réelle d’attractivité. Par le passé, des groupes comme Kraft Food renommé Mondelez et Logica devenue CGI ont connu des plongeons dans notre classement parce qu’ils n’avaient pas assez communiqué », constate Aurélie Robertet. Le cabinet britannique Grant Thorton fait lui son apparition à la 37ème place grâce à son expansion internationale.


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