· Interview

Découvrez Véronique Hébert, directrice du développement des affaires

Où se trouve Véronique Hébert, directrice du développement des affaires du George V, les mercredis et jeudis soir ? La plupart du temps dans un 5 à 7 : une activité qui fait partie de ses tâches hebdomadaires. C’est avec plaisir que je vous présente cette femme sympathique et passionnée.

Véronique, parle-nous de ton parcours scolaire.


J’ai fait DEC en sciences humaines au cégep de Saint-Georges. Par la suite, j’ai pris un petit congé d’études et suis partie 4 mois aux États-Unis pour parfaire mon anglais et voyager. En revenant, j’ai suivi des cours d’allemand et d’espagnol ; j’ai adoré.

Par la suite, j’ai fait une demande d’admission au baccalauréat en traduction, à l’Université Laval, et au DEC en tourisme (programme intensif), au collège Mérici. Acceptée dans les deux programmes, j’ai dû faire un choix. Malgré mon amour des langues, j’avais peur de m’ennuyer en traduction. C’est pourquoi j’ai opté pour le tourisme, profil développement des affaires.

Le tourisme m’a permis de réunir mes deux passions : les langues et les gens.

Comment as-tu découvert la haute gastronomie ?


Tout de suite après mon cégep, j’ai été engagée comme adjointe aux ventes et service à la clientèle, au restaurant Laurie Raphaël. Tout en travaillant à temps plein (32 heures en 4 jours), j’ai effectué un certificat en gestion et développement touristique, que j’ai échelonné sur deux ans. Je voulais poursuivre au bac, mais on m’a fait comprendre que dans ce domaine, l’expérience et la personnalité comptent beaucoup plus qu’un diplôme.

C’est au Laurie Raphaël que j’ai goûté pour la première fois au foie gras et au caviar ! Outre développer mes connaissances gastronomiques, j’assurais la logistique d’événements corporatifs, principalement dans le domaine pharmaceutique. Je faisais aussi la tournée des hôtels et gites de Québec, de l’île d’Orléans et de la Côte-de-Beaupré afin de présenter le restaurant et ses différents services.

J’ai aussi organisé le lancement du 2e livre de recettes du chef Daniel Vézina qui a eu lieu… le 11 septembre 2001. Il va sans dire que la couverture médiatique a été inexistante, un événement majeur inoubliable se déroulant au même moment.

Après trois ans, j’ai eu besoin de passer à autre chose. J’ai travaillé au développement des affaires chez Décorum, une entreprise spécialisée dans les décors d’événements. Je faisais de tout : développer le marché de Montréal et d’Ottawa, conclure des contrats et… faire du montage. Je vous jure que des couvre-chaises, j’en ai installé des milliers et des milliers. En dix ans, l’entreprise est passée de 4 à 12 employés à temps plein. Une superbe croissance !

Quand es-tu arrivée au George V, le traiteur événementiel de l’Hôtel Château Laurier de Québec ?


En fait, c’est Guy Michaud, un ami et ancien actionnaire du George V, qui est venu me chercher. Un retour à mes premières amours !

Avec l’expérience, j’ai découvert que la coordination, ce n’était pas ma tasse de thé. Alors je me concentre sur mes forces : développer et fidéliser la clientèle, proposer des concepts originaux, réseauter et donner des conférences. Je peux compter sur un adjoint et une équipe de délégués banquets et traiteur pour coordonner les contrats et assurer la logistique des événements. Et sur place, le maître d’hôtel me représente. C’est lui qui prend soin de nos clients et de leurs invités.

Tu es également blogueuse ?


Oui. J’ai été blogueuse pendant 3 ans pour marianik.com, où je parlais des tendances liées à la gastronomie, à la décoration et à l’événementiel. Je collabore aussi aux blogues Diva en ligne et Ma famille, mon chaos, à titre plus personnel. Je partage mes connaissances sur les tendances culinaires dans le magazine Merci. Écrire, c’est un plaisir !

Selon toi, qu’est-ce que ça prend pour réussir dans ton métier ?


Il faut absolument avoir une passion pour les gens, et savoir créer et surtout maintenir des liens de façon durable. Pour moi, effectuer mes suivis et relancer mes clients, c’est naturel.

Merci, Véronique, de ta générosité !

Myriam Bérubé