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Les «secrets» des compagnies aériennes que les passagers ignorent

Les voyages en avion font l’objet depuis l’apparition des vols commerciaux de nombreux fantasmes et autres légendes urbaines. Il y a par exemple l’idée largement répandue selon laquelle y aurait une place plus sûre que les autres qui augmenterait les chances de survie en cas d’accident. Ou celle des avions qui rejettent les excréments en plein vol.

Mais les avions ont aussi une multitude de petits détails et autres secrets que la grande majorité des passagers ignorent et qui font pourtant partie du quotidien des dizaines de milliers de pilotes, hôtesses et stewards sillonnant la planète tous les jours. Sur le site communautaire américain Reddit, des internautes ont eu l’idée de demander à ceux qui ont travaillé ou travaillent pour des compagnies aériennes de partager ces «secrets» avec le commun des mortels.


Le résultat est une liste d’affirmations étonnantes, et parfois inquiétantes pour ceux qui ne sont pas très à l’aise en avion, que nous avons vérifiées avec un pilote de ligne, membre du Syndicat des pilotes d’Air France (Spaf) avec plus de 20 ans d’expérience et d'un steward de la même compagnie qui sert les passagers depuis 15 ans de les confirmer, ou de les infirmer, pour vous.


1. Il n’y a que 15 minutes d’oxygène dans les masques qui tombent en cas de dépressurisation de la cabine

VRAI. Ou pour être plus précis, 13 minutes. Cela peut paraître très peu, mais pas de panique, il y a une bonne raison à cela. En cas de dépressurisation de la cabine quand l’avion se trouve à son altitude de croisière (plus de 10.000 mètres pour les long courriers, un peu moins pour les vols courts), la pression atmosphérique descend de manière brutale et l’air se vide de son oxygène, créant des conditions insupportables pour les organismes humains.

Le pilote doit donc faire redescendre au plus vite l’avion à 10.000 pieds d’altitude (environ 3.000 mètres), et il ne lui faut pas plus de 13 minutes pour effectuer cette descente, ce qui explique les 13 minutes d’oxygène des masques.

Le circuit d’oxygène destiné aux passagers en cas de dépressurisation, appelé oxygène de subsistance, n’est pas le seul à bord des avions. Un système de premier secours est également à disposition, qui permet d’assurer un apport d’oxygène à un passager atteint d’un problème cardiaque par exemple pendant toute la durée d’un vol.

Le chiffre de 15 minutes ne sort pas de nulle part: c’est le temps minimum légal que doit durer l’oxygène disponible pour les pilotes, pour qui des précautions particulières sont prises. Ce minimum s’applique à chacun de ceux qui occupent le poste de pilotage, qui peut contenir jusqu’à 4 personnes, dont deux pilotes.

Les pilotes disposent aussi d’appareils de protection respiratoire, avec des masques prenant tout le visage pour permettre de respirer l’oxygène de protection à 100% quand l’air de la cabine est pollué par un incendie ou des composants chimiques et que les pilotes doivent éviter à tout prix de respirer l’air ambiant.


2. Si on éteint les lumières dans un avion qui atterrit de nuit, c’est pour habituer les yeux des passagers en cas d’évacuation d’urgence.

VRAI. En cas de feu dans un moteur par exemple, il faut couper le courant principal de l’avion à l’atterrissage. L’appareil n’est alors plus éclairé que par un système d’éclairage de secours peu puissant. Etant donné qu’une évacuation doit en théorie s’effectuer en 90 secondes, il n’y a pas de temps à perdre avec l’acclimatation des yeux des passagers à l’obscurité.

Pour ce qui est de l’obligation de relever les volets des hublots lors d’un atterrissage de jour, il s’agit plutôt de permettre au personnel de cabine de voir ce qu’il se passe à l’extérieur en cas de problème. En cas d’atterrissage forcé, un feu peut se déclencher dans une des ailes, où le kérosène est stocké. Le personnel doit pouvoir voir ce qui se passe à l’extérieur pour évacuer du côté opposé à l’incendie.


Pour en savoir plus | slate.fr