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COVID-19 et TOURISME | Regard sur l'emploi et les taux de chômage - Janvier 2021

Les emplois en tourisme en baisse

De décembre 2020 à janvier 2021, les emplois en tourisme ont diminué de 4,4 %, une perte de 4 400 emplois qui s’ajoute aux 137 100 emplois déjà perdus depuis la COVID (février 2020).
Lorsqu’on compare les données de janvier 2021 avec celles de janvier 2020, on observe que la diminution des emplois est de l’ordre de 32,5 %, un écart de 148 000 emplois.

Des impacts variés selon les secteurs du tourisme

Le secteur de l’hébergement affiche ce mois-ci 40,8 % moins d’emplois qu’en janvier 2020. Heureusement, les emplois ont augmenté de 20,6 % de décembre 2020 à janvier 2021.

La restauration a perdu 6,6 % de ses emplois de décembre à janvier, une diminution probablement attribuable au couvre-feu en vigueur depuis le 9 janvier. D’ailleurs, ce secteur est maintenant quasiment au coude à coude avec l’hébergement au chapitre des pertes d’emplois. Il compte 40,2 % moins d’emplois ce mois-ci qu’à pareille date l’an dernier.

Les emplois en loisirs et divertissements sont restés plutôt stables de décembre à janvier. Ce secteur affiche cependant une perte de 35,8 % par rapport à janvier de l’an dernier.

Pour le secteur des services de voyages, les pertes d’emploi de décembre à janvier sont de l’ordre de 12 %. Ce secteur compte 11,4 % moins d’emplois que l’an dernier.

Le secteur du transport des personnes a enregistré une hausse significative des emplois ce mois- ci, soit de 12,5 %. Comparé à l’an dernier, il compte seulement 2,3 % moins d’emplois. L’examen attentif des données pour ce secteur montre que les augmentations d’emplois observées dans les types de transport comme le transport par rail ont compensé pour les pertes d’emplois encourues dans le transport aérien.


Le taux de chômage en tourisme en forte hausse
Le taux de chômage en tourisme a fait un bond important en janvier passant de 13,3 % en décembre à 18,8%, cette hausse du taux de chômage est sans nul doute attribuable aux pertes d’emplois enregistrées dans la restauration. Soulignons que le taux de chômage pour l’ensemble du Québec a aussi augmenté, mais que celui du tourisme reste deux fois plus élevé.


Taux de chômage en hausse dans tous les secteurs sauf l’hébergement

Le taux de chômage a marqué une hausse dans tous les secteurs du tourisme sauf pour l’hébergement. Exception faite du transport des personnes, tous les secteurs du tourisme affichent des taux de chômage beaucoup plus élevés que le taux de chômage du Québec de 9,5%. Notons aussi la hausse très importante du taux de chômage en restauration, en loisirs et divertissements et dans les services de voyages.


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Compte tenu des importantes fluctuations mensuelles de l’emploi en tourisme, le CQRHT utilise les données non désaisonnalisées. Pour cette raison, les informations peuvent varier de celles présentées par d’autres sources qui pourraient être basées sur les données désaisonnalisées.
Il est à noter que les données de l’EPA peuvent sous-estimer l’état réel de la situation.
Dans l’Enquête sur la population active, un chômeur est défini comme une personne qui, au cours de la période de référence : 1) avait été mise à pied temporairement, mais s’attendait à être appelée au travail et était disponible pour travailler; 2) était sans emploi, avait activement cherché un emploi au cours des quatre dernières semaines et était disponible pour travailler; ou 3) devait commencer un nouvel emploi dans les quatre semaines suivant la période de référence et était disponible pour travailler. On peut comprendre que dans le contexte de la COVID-19 et du confinement, un grand nombre de travailleurs n’étaient pas en recherche active d’emploi.

Source :  Données de l’Enquête sur la population active (EPA) extraites par RH Tourisme Canada. Les extractions sont réalisées en fonction des codes SCIAN d’industrie tels que définis par le Compte satellite du tourisme de Statistique Canada. Les codes d’industrie utilisés pour délimiter le tourisme sont composés des secteurs industriels qui cesseraient d’exister ou qui observeraient une baisse significative de leurs activités en conséquence directe de l’absence de touristes.