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Comprendre le chercheur d’emploi: nouer un lien durable en trois étapes

Il y a tellement d'étapes à franchir avant d'accepter un poste : faire les recherches, préparer sa candidature, l'envoyer, parler à un recruteur... Déjà quatre étapes, et on est encore loin d'une offre sur la table.

Pendant tout le processus, le recruteur a la tâche d'établir un bon contact avec le candidat. Il doit faire preuve d'empathie, tenter de comprendre ses motivations émotionnelles et psychologiques, et se demander ce qui pourrait le séduire au point de mettre fin à sa recherche d'emploi et accepter une offre.

S'il saisit les motivations du candidat, le recruteur saura l'encadrer au mieux pendant le processus. Bien entendu, il intensifiera l'opération de séduction uniquement si le candidat est intéressant pour l'entreprise. Au bout du compte, tous seront satisfaits au moment de l'embauche. Mais, concrètement, comment y arriver?

Première étape : écouter et apprendre

Plusieurs facteurs peuvent pousser une personne à chercher un emploi : mésentente avec le patron, salaire insatisfaisant ou frustration devant le manque de possibilités d'avancement. C'est parfois une question d'insécurité : le candidat qui voit diminuer le chiffre d'affaires de son employeur peut craindre les mises à pied et vouloir éviter d'être pris de court.

Les facteurs sont nombreux, et le recruteur doit rapidement mettre le doigt sur ceux qui comptent pour le postulant. Il lui faut davantage écouter que parler. Être curieux. Poser des questions ouvertes qui amènent le candidat à révéler ses motivations ou ses objectifs. Et surtout, écouter.

Souvent, la première réponse ne va pas au fond des choses. Par exemple : « J'ai récemment eu mon évaluation de rendement. Nous avons parlé de possibilités d'avancement, mais je n'en vois aucune pour moi où je travaille actuellement. »

Bien des recruteurs s'en contenteront et passeront à la question suivante. Mais un bon recruteur creusera plus loin : il voudra en savoir plus et demandera au candidat quelles possibilités d'avancement il aimerait réellement avoir. Quand le chercheur d'emploi lui confie ce qui le rendrait heureux au travail, le recruteur peut lui faire réaliser que son bonheur passe peut‑être par un changement d'emploi. En lui expliquant que son emploi de rêve est envisageable chez lui, il augmente considérablement ses chances que le candidat accepte une offre à la fin du processus.

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