Combien gagnerez-vous en 2015 ?
Avec une prévision de 2,8 % en 2015, le Québec est un peu à la traîne, tout comme les Provinces maritimes. Mais avec 2,9 %, l’Ontario performe à peine mieux. Pour bonifier davantage votre chèque de paie, vous pourriez déménager en Alberta. Là-bas, les employeurs se montreront plus généreux, 3,2 %. Rien d’étonnant, puisque l’économie est dopée par le secteur de l’énergie. De plus, le faible taux de chômage dans cette province entraîne une pression plus forte pour de meilleurs salaires. De façon plus spécifique, les employés du secteur de l’énergie peuvent espérer voir gonfler leur rémunération de 3,7 % cette année.
Toutefois, il est peut-être plus prudent d’attendre encore un peu avant de quitter l’emploi que vous aimez pour en chercher un autre dans une entreprise du pétrole ou du gaz de l’Ouest canadien. En effet, les augmentations de salaire dans ce secteur s’essoufflent légèrement, avec 0,2 % de moins en 2015 que les 3,9 % de 2014. Et si on revient quelques années en arrière, l’écart est encore plus grand : en 2008, le secteur de l’énergie prévoyait accorder des hausses salariales de 6,1 %, selon l’enquête de Mercer de l’époque.
Si vous travaillez dans les secteurs du matériel de transport, des biens de consommation ou encore du commerce de gros et de détail, vous figurerez parmi les moins choyés avec des augmentations de 2,6 %, 2,7 % et 2,7 % respectivement. « Les employeurs ajustent le salaire selon leur capacité de payer et le niveau de concurrence nécessaire pour attirer des talents, explique Frédéric Bessette, conseiller principal en rémunération chez Mercer. Dans le commerce tout particulièrement, la main-d’œuvre est facilement disponible et les marges de profits sont serrées. C’est pourquoi ce secteur arrive toujours en queue de liste en matière de hausses salariales. » Pour son enquête, Mercer a joint 700 entreprises qui emploient plus de deux millions de personnes au pays.
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