· Hospitality

Découvrez Marjolaine de Sa, directrice générale de 
l’Association hôtelière de la région de Québec

Est-ce que je vous ai déjà dit à quel point j’aime mon mandat chez Hôtelleriejobs ? Oui. Ce n’est pas grave : je m’assume.

J’ai encore une fois passé un merveilleux moment avec l’une des leaders de l’industrie hôtelière. C’est donc avec beaucoup de plaisir que je vous présente Marjolaine de Sa, directrice générale de l’Association hôtelière de la région de Québec, une femme qui se donne à 400 % dans tout ce qu’elle entreprend et qui n’hésite pas à se remettre en question pour s’améliorer sans cesse.

Marjolaine, d’où provient votre nom de famille plutôt exotique ?

Croyez-le ou non, je suis née à Jonquière, ville où mon père d’origine indienne a émigré il y a plus de 50 ans.

Parlez-nous de votre parcours scolaire un peu.

J’ai effectué toute ma scolarité en anglais. Après un DEC en sciences humaines du Collège régional Champlain St Lawrence, j’ai décroché un baccalauréat en études anglaises afin d’enseigner l’anglais, langue maternelle.

J’ai toujours voulu être professeur, métier que j’ai exercé à temps partiel entre 1995 et 2004, et entre 2013 et 2017. Pour moi, il est essentiel que les travailleurs de l’industrie de la restauration, de l’hôtellerie et du tourisme maîtrisent bien l’anglais afin d’offrir un meilleur service aux voyageurs. Les gens travaillent très fort pour se payer des activités ou des voyages, alors on se doit de leur proposer la plus belle expérience qui soit.

Quand avez-vous fait le saut dans l’industrie touristique ?

Après avoir été directrice d’un camp d’immersion anglaise dans la région de Lanaudière, j’ai commencé comme guide touristique et ai ensuite obtenu le poste de directrice de destinations pour Keating Educational Tours, une entreprise qui propose des voyages éducatifs aux jeunes de 7e et 8e années en Ontario. Je dois préciser qu’en Ontario, les voyages font partie du programme scolaire. Nous proposions des voyages de deux ou trois jours à Québec, Montréal, Ottawa, Toronto, Boston, New York et Washington, toutes des villes riches en histoire.

Pendant 8 ans, je travaillais plusieurs mois à Toronto et le reste de l’année à Québec. De plus, j’étais régulièrement sur la route. J’en étais à un moment de ma vie où j’avais besoin de me poser. J’ai délaissé la gestion deux ans pour être déléguée commerciale chez Autobus Laval, avant de revenir en force et de me lancer dans l’industrie hôtelière.

J’ai travaillé 4 ans comme directrice des ventes/tours et voyages à l’Hôtel Manoir Victoria, puis 3 ans comme directrice des ventes, communications, marketing, hébergement et service à la clientèle à l’Hôtel de glace.

Je crois que j’étais rendue là dans ma carrière. Je suis une femme de défi qui sait saisir les occasions lorsqu’elles se présentent. Et c’est ce que j’ai fait : j’ai sauté à deux pieds dans l’aventure. Je vous assure que recevoir 6 000 personnes pour un dodo, 115 000 visiteurs et accueillir près de 450 journalistes en 75 jours relève du tour de force. Heureusement, je pouvais compter sur une équipe du tonnerre !

Puis, l’Hôtel de glace a été vendu au Village vacances Valcartier et cela a été la folie du Bora Parc, un autre défi des plus stimulants.

Qu’est-ce qui vous a amenée à l’Association hôtelière de la région de Québec ?

Même si j’adorais mon travail, j’ai dû faire un choix déchirant. Ma santé physique et mentale en dépendait. J’ai appris que l’Association était à la recherche d’un nouveau directeur général. Un CV et deux entrevues plus tard, on m’offrait le poste.

Le mandat était taillé sur mesure pour moi, soit travailler sur les volets communication/médias, formation et lobbyisme. Depuis mon arrivée en mars 2017, j’ai organisé un « méga tailgate » lors d’une partie du Rouge et Or, où nos membres hôteliers et leur famille ont pu passer un heureux moment. Pour moi, il est possible d’avoir à la fois une carrière prolifique en hôtellerie et une vie familiale paisible. Travailler 75 heures par semaine, ce n’est plus la réalité du travail d’aujourd’hui. Et c’est ce que je voulais prouver en organisant cette activité.

De plus, j’ai remis la formation à l’ordre du jour. D’ailleurs, nos membres ont pu assister à une conférence sur les ressources humaines cet automne. Et je vous assure que ce n’est que le début !

Enfin, j’ai revu tout le concept de la Foire commerciale des hôteliers. Nos membres hôteliers et associés pourront se rencontrer le 24 avril prochain à l’hôtel Delta pour un sommet haut en couleur. Plusieurs conférences éclair sont au rendez-vous. Ainsi, tous les corps de métiers du domaine hôtelier seront touchés.

Enfin, je suis heureuse de mettre à profit mon expérience et ma passion afin de favoriser la prospérité de nos membres ainsi que celle de l’industrie touristique de la région de Québec.

Myriam Bérubé