Recrutement: non au non
Tout le monde s’est déjà fait dire non.
Je ne prends pas de risque en avançant que vous n’avez probablement pas aimé la réponse de votre interlocuteur. Vous percevez même ce «non» catégorique comme un manque de tact qui stimule votre rancune. Il ne peut revenir sur sa décision et vous, vous ne voulez plus rien savoir de lui. C’est l’impasse.
Saviez-vous que dans la culture japonaise, le «non» existe, mais qu’il est rarement utilisé? En revanche, les Japonais utilisent une ribambelle de synonymes à connotation variable. Dans cette société protocolaire, il est important de bien choisir son «non» en fonction du rang social, du sexe, de l’âge et de l’intensité désirée. Ils sont aussi d’excellents négociateurs.
À l’exception du «négatif», qui sonne carrément militaire, notre langue n’offre pas autant de synonymes pour exprimer un refus. Heureusement, il existe plusieurs façons de tempérer notre discours. Plutôt que de défier votre opposant avec l’emblème de la négation,soyez malin.
Vous supervisez une équipe de représentants et votre recrue préférée vient vous voir avec une idée degénie… Il veut développer un nouveau marché que l’entreprise n’avait jusque-là jamais attaqué. Vous appréciez son enthousiasme, mais son idée ne tient pas debout. Disons qu’il souhaite vendre des congélateurs à des Esquimaux… J’avoue que c’est caricaturé, mais l’exemple n’a pas d’importance. Si vous éclatez de rire en disant: «Ben non, t’es fou, oublie ça!» Vous allez le blesser et anéantir son ambition. Il est jeune et parle avant de réfléchir, mais ne castrez pas son initiative. C’est une qualité qui deviendra profitable avec l`expérience.
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