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Québec doit importer une partie de sa main-d’oeuvre qualifiée

La Ville de Québec compte plus que jamais sur les travailleurs de la France pour compenser son manque de main-d’oeuvre qualifiée. Et pour les attirer, elle va même jusqu’à les courtiser… aux États-Unis.

 

« Ce qu’on a à régler comme problème, c’est l’immigration, les entreprises manquent d’employés, disait Régis Labeaume lors du débat électoral lundi. L’immigration, elle doit être le plus possible française parce qu’on a une reconnaissance mutuelle des diplômes. On le fait déjà, puis on va accentuer. »

 

Dans la capitale, les efforts de recrutement passent surtout par l’organisme Québec international (QI), qui mène des opérations ciblées de recrutement à l’étranger. Depuis cinq ans, QI a recruté 933 personnes.

 

« Là-dedans, j’ai quelques Tunisiens ; la majorité sont Français, il y a quelques Brésiliens et quelques Belges, explique la vice-présidente, Line Lagacé. Si on inclut les conjoints et les enfants, ça fait 2300 personnes. » Et ce n’est pas tout, on prévoit de faire encore davantage d’ici les cinq prochaines années. « Je dirais qu’on espère aller en chercher encore plus. »

 

Depuis trois ans, l’organisme mène aussi des opérations de recrutement dans le nord-est des États-Unis, où on estime le bassin de francophones à pas moins de 150 000 personnes. « On ne vise pas les Américains, mais plutôt les étudiants étrangers qui sont sur le territoire et ne peuvent pas obtenir leur carte verte. L’offre de Québec peut devenir intéressante pour eux. »

 

Le recrutement passe par des salons pour étudiants étrangers et des activités organisées de concert avec la Chambre de commerce française qui se trouve sur le territoire américain. « La plupart viennent de la France. […] On passe beaucoup par les alliances françaises qui résautent les expatriés. »


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