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CV : attention aux mensonges !

« Plus c’est gros, plus ça passe ! » C’est ce que doivent se dire certains candidats à des postes à responsabilités s’inventant des parcours universitaires de haut vol dans l’espoir d’être embauchés. Au printemps 2012, le directeur général du géant de l’Internet Yahoo ! défrayait ainsi la chronique. Recruté quelques mois plus tôt, il devait quitter ses fonctions après avoir reconnu que son CV était mensonger. Son diplôme en science informatique se révélait n’être qu’un examen en comptabilité… Quelques jours plus tard, le même groupe était secoué par une nouvelle affaire de CV trafiqué touchant, cette fois, une de ses administratrices! Des cas extrêmes mais pas rares puisque, selon une étude publiée en février dernier par l’institut Florian-Mantione, les deux tiers des CV comporteraient de petites inexactitudes ou de gros mensonges.

Des incohérences et des exagérations démasquées

Le plus énorme ? S’attribuer un faux diplôme. Le phénomène, facilité par certains sites étrangers proposant des diplômes bidon, inquiète les recruteurs, de plus en plus nombreux à vérifier leur réalité. « A sa création en 2001, notre site avait pour objectif de renseigner les directeurs des ressources humaines sur le contenu des diplômes et des spécialisations des candidats, explique Emmanuel Chomarat, président de la société Vérifdiploma. Aujourd’hui, nous avons 1000 clients, dont des grands groupes, utilisant notre base de données pour s’assurer que leurs futurs collaborateurs ont bien obtenu les diplômes mentionnés dans leur CV. » La plupart du temps, les candidats ne s’inventent pas des diplômes mais exagèrent la durée de leurs missions ou s’attribuent des compétences qu’ils n’ont pas. « Dernièrement, nous avons recruté un responsable de développement de base de données qui, sur le papier, était doté de toutes les compétences techniques dont nous avions besoin. En réalité, il n’en maîtrisait aucune et nous nous en sommes séparé quinze jours après », raconte Alexis de Goriainoff, PDG de Sewan Communications, une start-up de 36 personnes spécialisée dans les solutions globales de télécommunications clés en main pour les PME. Du temps, donc de l’argent, perdu pour cette petite structure ne disposant pas d’un professionnel des ressources humaines et prévoyant de recruter au moins 10 personnes cette année. Auprès d’un professionnel, il n’aurait sans doute pas fait illusion. « Parce que nous avons des techniques pour déceler les incohérences et les exagérations », assure Frédéric Schwenck, responsable de la division consulting au sein du cabinet de recrutement Hudson.

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