Loi C-38 - Changements au régime d’assurance-emploi
Québec, le 18 janvier 2013 – L’Association québécoise de l’industrie touristique (AQIT) joint sa voix aux nombreuses demandes faites au gouvernement fédéral de suspendre les changements à l’assurance- emploi, entrés en vigueur au début du mois de janvier. Le représentant de l’industrie touristique entame par ailleurs des démarches visant à faire reconnaître le statut de travailleur saisonnier.
Une réforme nuisible pour tous
« Suite à la réforme, la quasi-totalité des travailleurs saisonniers en tourisme sont désormais étiquetés
prestataires fréquents, explique Yan Hamel, président de l’AQIT et pdg de Croisières AML. Ils seront
donc contraints d’accepter un emploi à un salaire moindre, potentiellement dans un secteur d’activité
autre, ce qui fait craindre pour la vitalité des entreprises touristiques, particulièrement en région. »
Ces changements surviennent alors que le tourisme a été identifié par le gouvernement provincial parmi
les neuf secteurs stratégiques de l’économie québécoise dans lesquels on se doit de promouvoir et de
stimuler les investissements privés. Hors, les nouvelles règles d’assurance-emploi imposent un fardeau
supplémentaire en recrutement et formation aux employeurs dont l’entreprise touristique est
saisonnière. « En tourisme, au Québec, la saisonnalité est une réalité qui ne risque pas de disparaître
demain matin!, mentionne M. Hamel. L’emploi saisonnier est tout simplement nécessaire au maintien
de produits et services de qualité et les nouvelles règles d’assurance-emploi en font fi. »
Vers un statut reconnu d’emploi saisonnier
L’industrie touristique, en partenariat avec six autres secteurs économiques du Québec (pêches,
aménagement forestier, horticulture ornementale, transformation alimentaire, agriculture, commerce
de détail) se penche depuis quelques années sur les divers aspects de la saisonnalité. Regroupés au sein
du Chantier sur la saisonnalité, les industries ont convenu, aux termes d’un colloque en novembre
dernier, d’enclencher des représentations afin que le statut d’emploi saisonnier soit reconnu. Ainsi
défini, ce statut pourrait entre autres prendre en compte la récurrence de l’emploi, les compétences
spécifiques associées aux métiers, le paiement hebdomadaire des vacances, l’étalement des heures de
travail et l’accès à la formation continue.
« Les recettes touristiques au Québec dépassent les 11 milliards $, précise Lucie Charland, directrice
générale de l’AQIT. Si le gouvernement fédéral maintien sa réforme, il faut s’attendre à une diminution
de l’expertise en entreprise et une baisse de productivité dans le secteur touristique, et ce, au moment
même où la compétition internationale est plus vive que jamais. » L’industrie touristique québécoise
compte 30 000 entreprises. On évalue que 29 % des emplois en tourisme sont saisonniers, ce qui
représente environ 100 000 travailleurs.
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L’Association québécoise de l’industrie touristique (AQIT), rassemble, concerte et représente les entreprises et les associations du secteur afin de promouvoir et défendre les intérêts et assurer le
développement de l’industrie touristique au Québec.
Pour information ou entrevue avec la directrice générale de l’AQIT :
Rachel Rousseau, conseillère aux communications, rrousseau@aqit.ca, 418 682-3787