· Misc

5 faits que vous ignorez sur le métier de superviseure à l’entretien ménager

Marioly Pineda-Guzman travaille dans le milieu de l’entretien ménager depuis 6 ans. Elle est superviseure à l’entretien ménager de l’hôtel Monville depuis sa préouverture, en janvier 2018. Elle vous présente aujourd’hui la face cachée de son travail.
 

 1. Des études non obligatoires, mais fort utiles

Pour effectuer mon métier, cela ne nécessite pas de formations obligatoires, mais surtout des aptitudes telles que le souci du détail, la détermination et la capacité à gérer du personnel.
 
Pour ma part, j’ai étudié en Techniques de gestion hôtelière à l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec, où j’ai réalisé un stage final en supervision. Aujourd’hui, j’en suis à ma dernière session du Baccalauréat en gestion du tourisme et de l’hôtellerie, concentration Gestion hôtelière et de restauration, de l’UQAM.
 
Ainsi, même si les études ne sont pas essentielles, elles m’ont permis de grimper les échelons plus rapidement.
 
2. Des tâches variées
Le travail du superviseur à l’entretien varie selon la grosseur des hôtels, leurs standards et leur statut syndiqué ou non. Pour ma part, ma tâche principale consiste à superviser et à former les membres de mon équipe. J’inspecte aussi les 269 chambres afin de m’assurer qu’elles sont parfaites pour accueillir les clients.
 
Je réponds aussi aux demandes des autres départements. Par exemple, si des réparations doivent être effectuées dans une chambre, je m’assure qu’un membre de mon équipe fasse le ménage par la suite.
 
Enfin, je suis également responsable des objets perdus. C’est fou ce que les gens peuvent oublier : montre ou téléphone intelligent sur la table de nuit, vêtement dans la penderie… Je les place donc en sécurité, les inscris dans un système informatisé et prépare leur envoi.
 
3. Des imprévus, toujours des imprévus
Même si j’effectue les mêmes tâches au quotidien, les journées se suivent, mais ne se ressemblent pas.
 
Au début de chaque quart de travail, je répartis les chambres entre les préposés à l’entretien ménager. On pourrait croire que les choses vont se dérouler comme prévu… mais non ! Des imprévus ponctuent chaque journée, ce qui chamboule l’horaire établi. Une journée, un client demande un service dans les 10 minutes ou décide de quitter une nuitée plus tôt. Le lendemain, un autobus de touristes arrive un peu plus tôt que prévu… On doit donc faire un blitz.
 
4. Une bonne capacité d’adaptation
Je gère des employés de tous les âges, de cultures variées et de personnalités différentes. Je dois donc m’adapter à chacun afin d’adopter le bon mode de gestion.
 
Par exemple, si un préposé commet souvent la même erreur, je dois trouver la meilleure façon de l’aider. Si un autre n’est pas content que je lui demande de réaliser une tâche connexe, comme nettoyer les portes de chambre sur son étage, je dois l’amener à voir les choses sous un autre angle, car après tout, en hôtellerie, chaque petit détail compte pour satisfaire nos invités.
 
5. Vaut mieux prévenir que guérir
J’ai aussi quelques notions d’ergonomie. Alors si je m’aperçois qu’un membre de mon équipe adopte une posture qui peut causer des blessures à long terme, comme courber le dos pour faire le lit, ou a un comportement qui peut entraîner un accident, comme enlever ses souliers pour travailler, alors je vais intervenir. La santé et la sécurité au travail, c’est très important.
 
Merci Marioly d’avoir partagé une partie de ton quotidien avec nous !

Myriam Bérubé